Le Centre Pompidou reste paralysé par la grève des agents de sécurité

PARIS La grève entamée lundi ayant été reconduite, le musée restera fermé ce dimanche...

L.B.

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Le musée Beaubourg, Centre Georges Pompidou à Paris.

Le musée Beaubourg, Centre Georges Pompidou à Paris. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Il y a 43 ans, le président Georges Pompidou décédait. Mais ce dimanche 2 avril, c’est le musée qui porte son nom, au centre de Paris, qui est au coeur de l’actualité. L’établissement culturel, l’un des plus fréquentés de Paris, garde portes closes en raison d’une grève entamée lundi par les agents au poste de sécurité (qui filtrent l’entrée du public).

Une centaine d’employés sur les 1200 que compte Pompidou ont reconduit samedi le mouvement. Une nouvelle assemblée générale doit se tenir lundi matin. Les nombreux événements prévus ce week-end dans le cadre de l’opération « Imagine la France dès demain » montée en collaboration avec France Culture ont été déplacés à la Maison de la Radio.

Changement de statut

Les grévistes, répondant à l’appel des syndicats FO et UNSA, s’opposent à l’application d’un décret imposant depuis le 1er avril que tous les agents nouvellement recrutés le soient sous statut de fonctionnaire, moins avantageux que le statut contractuel en vigueur depuis l’ouverture du musée il y a 40 ans.

Le Centre Pompidou, fréquenté par plus de 3 millions de visiteurs par an, fête cette année ses 40 ans et propose notamment une exposition sur le peintre américain Cy Twombly (jusqu’au 24 avril). Chaque jour de grève représente une perte de 15.000 à 18.000 visiteurs, en incluant ceux qui se rendent à la bibliothèque, et un manque à gagner de plusieurs dizaines de milliers d’euros de recettes.

Les personnes ayant acheté des billets pour une exposition ou une séance de cinéma au Centre Pompidou pourront demander leur échange ou leur remboursement, précise le site du musée.