L'aéroport d'Orly a été totalement évacué.
L'aéroport d'Orly a été totalement évacué. - STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

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  • Ziyed Ben Belgacem, un Français de 39 ans connu des services de police et de renseignement pour plusieurs faits de droit commun (vols aggravés et trafic de stupéfiants) a été abattu ce samedi matin par les forces de sécurité à l'aéroport d'Orly-Sud (Val-de-Marne) après avoir dérobé l'arme d'une militaire de l'opération Sentinelle. Il avait auparavant blessé, d'un tir de pistolet à grenaille au niveau de la tête, un policier de Stains lors d'un contrôle routier
  • Il n'était pas fiché « S », mais avait été signalé comme radicalisé et avait été perquisitionné administrativement en novembre 2015, mais n'avaient «absolument rien donné» , selon le procureur de la République de Paris, François Molins. 
  • D'après les premiers témoignages des militaires, rapportés par François Molins lros d'une conférence de presse, il a déclaré: «Jetez vos armes, mains sur la tête je suis là pour mourir par Allah, de toute façon il va y avoir des morts».
  • Le père et le frère de l’assaillant, ainsi qu'un cousin sont en garde à vue, pour établir le parcours de Ziyed Ben Belgacem, ses motivations, d'éventuelles complicités, ainsi que les conditions dans lesquelles il a pu décider de passer à l'acte.
  • L'aéroport d'Orly a été évacué, mais le trafic a repris ce samedi midi à l'aérogare Ouest, et vers 15h, à l'aérogare Sud. Le retour à la normale est prévu pour dimanche matin.

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20h03: Une autopsie dimanche

L'autopsie doit avoir lieu demain matin, pour déterminer si l'assaillant était sous l'empire de stupéfiants ou d'alcool.

François Molins indique qu'en l'état, Ziyed Ben Belgacem n'a pas fait de séjour à l'étranger.

Lors de la perquisition à son domicile, quelques grammes de cocaïne, une machette et des devises étrangères ont été découverts, a précisé François Molins. Sur l'assaillant, outre son revolver à grenailles, une somme de 750 €, un Coran et un paquet de cigarettes avaient été découverts.


20h02 : Visait-il Orly dès le départ ?

Répondant à une autre question, le procureur de la République de Paris est « incapable de répondre en l’état » à une question portant sur l’objectif de l’assaillant. Il souligne la « fuite en avant, avec une accélération dans un processus de plus en plus destructeur, qui va crescendo ». Il rappelle également que les intentions de cet individu sont très objectivement criminelles, avec une arme, des hydrocarbures et un briquet. « On sent qu’il est déterminé à aller jusqu’au bout », précisant que dans ses actes comme dans ses paroles, « tout laisse à penser qu’il cherche à s’emparer du Famas pour tirer sur des gens et qu’il y ait des morts ».

Répondant à une question sur un éventuel entraînement militaire, François Molins indique qu’il est « incapable de répondre en l’état », mais ajoute : « Il lutte, il ne s’enfuit pas, est extrêmement violent, ne s’expose pas tout de suite comme cible auprès des militaires, et ne lâche pas la militaire qui va résister pendant 2 minutes. Il y a une volonté très forte d’aller au bout de ce processus. »


20h01: Un individu isolé?

Répondant à une question sur d'éventuelles complicités, François Molins précise qu'il s'agit du but de l'information judiciaire, en exploitant la téléphonie, notamment l'appareil trouvé dans le débit de boissons, en analysant les relations de l'individu, pour également comprendre quel est le cheminement psychologique qui l'a incité à passer à l'acte au cours de cette nuit, s'il avait déjà manifesté de telles intentions, et s'il avait fait des confidences en ce sens à certaines personnes de son entourage. Ce qui explique les gardes à vue en cours, précise le procureur de la République de Paris.


20h : Des éléments qui justifient la saisine du parquet antiterroriste

Le choix de la cible - s’attaquer à des militaires en patrouille de Sentinelle « correspond à des mots d’ordre diffusés dans le cadre des organisations terroristes djihadistes » -, ainsi que les signaux de radicalisation donnés lors du séjour dans une prison de l’assaillant, ainsi que les propos tenus lors de l’attaque, comme l’ont rapporté les militaires de l’opération Sentinelle, indique François Molins en réponse à une question.


19h56: Quelques éléments du profil judiciaire de l'assaillant

- 9 mentions dans le casier notamment pour des faits de violences, outrage, recel

- 3 de ces condamnations sont notables, pour des affaires de trafic de stupéfiants et de vol aggravé

- repéré comme radicalisé en 2011-2012 lors d'un séjour en prison

- objet d'une perquisition administrative en marge de l'état d'urgence, mais l'exploitation des supports électroniques (4 clés USB et 1 carte SD) découverts chez lui n'avaient «absolument rien donné»

- mis en examen depuis mars 2016 et placé sous mandat de dépôt le 16 mars 2016

- libéré sous conditions (interdiction de sortie du territoire et obligation de pointage, qu'il avait respectées) le 28 septembre 2016, à la suite d'une demande qu'il avait formulée, il était donc sous contrôle judiciare au moment des faits.


19h53: Les investigations, qui ne font que débuter, vont se poursuivre

Le parcours de l'auteur des faits, ses motivations, ainsi que les conditions dans lesquelles il a pu décider de passer à l'acte au cours de cette nuit devront être établis, notamment par l'étude de la téléphonie et de ses différentes relations.


19h51 : Trois personnes en garde à vue
Il s’agit du père et du frère de l’assaillant - qui ont reçu à 7h16 un appel téléphonique de l’auteur, leur indiquant « avoir fait une bêtise » -, et un cousin, né en juin 1981, qui s’est spontanément présenté ce samedi matin aux services de police après avoir rencontré l’assaillant dans la nuit au débit de boissons de Vitry.


19h45: Le déroulé des événements, selon les premiers élements de l'enquête

Ce samedi matin à 6h55, une patrouille de police du commissariat de Stains a été prise pour cible à Garge-lès-Gonesse, à l'occasion d'un contrôle routier justifié par la vive allure d'un véhicule Clio. Le conducteur, Zyied Ben Belgacem, a présenté ses papiers, avant de s'emparer d'un pistolet à grenaille et de tirer au niveau de la tête sur le policier, qui a reçu 3 jours d'ITT.

Zyied Ben Belgacem a pris la fuite vers un débit de boisson à Vitry-sur-Seine, qu'il avait l'habitude de fréquenter et où il était auparavant passé vers 3 heures du matin. Il a mis en joue les clients, menacé de les prendre en otage, et a tiré à plusieurs reprises sans faire de blessés.

Sortant du bar, il a repris son véhicule, qu'il a abandonné environ 5 km plus loin, et s'est emparé, sous la menace de son arme d'un Citroën C4. Il est arrivé à 8h06 dans le parking d'Orly, selon les images de vidéosurveillance.

Arrivé au 1er étage du hall A du terminal sud, il a jeté au sol un sac contenant un bidon d'hydrocarbures, et attaqué à 8h22 une militaire de l'opération Sentinelle par l'arrière, lui mettant son arme sur la tempe. Il lui a fait faire un mouvement arrière sur 3-4 mètres, la positionnant comme bouclier. D'après les premiers témoignages des militaires, il a déclaré: «Jetez vos armes, mains sur la tête je suis là pour mourir par Allah, de toute façon il va y avoir des morts».

Il a ensuite tenté de dérober le Famas de la militaire à trois reprises. Il a finalement réussi à s'en emparer et à le passer en bandoulière. Après un violent affrontement avec la militaire, celle-ci est tombée à genoux, l'assaillant restant penché sur elle. Il s'est redressé. Les deux autres militaires ont alors tiré une première fois. Se protégeant à nouveau derrière la militaire, il s'est redressé une deuxième fois. Il s'est baissé à nouveau avant de se redresser une dernière fois, et de subir un nouveau tir, celui-ci étant létal. Il était alors 8h25.


19h44: L'enquête confiée à la section antiterroriste du parquet de Paris

Cette enquête est ouverte en flagrance des chefs de tentative d'homicide sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste, tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste, vol avec arme en relation avec une entreprise terroriste, et association de malfaiteurs terroriste ou criminelle, c'est-à-dire destinée à préparer la commission de crime d'atteinte aux personnes.


19h43: François Molins commence par «souligner le sang froid, la maîtrise, l'efficacité et le dicernement» des trois militaires de Sentinelle

Le procureur de la République de Paris indique qu'à ses côtés se tient le directeur de la PJ de Paris, Christian Sainte.

Il précise que les trois militaires, une jeune femme et deux jeunes hommes, appartiennent aux bases aériennes de Tours, Nancy et Saint-Dizier.

Le procureur de la République de Paris tient également à rendre hommage aux forces de sécurité intérieure, en particulier aux trois agents de police du commissariat de Stains.


17h30: Pas de retour à la normale à Orly avant dimanche matin

Le trafic, totalement interrompu après l'attaque de ce samedi matin, a progressivement repris dans l'après-midi à l'aéroport d'Orly. Mais, comme l'indique à l'AFP le PDG du groupe Aéroport de Paris, Augustin de Romanet, «Les vols départs et arrivées ont repris depuis 13h à Orly-Ouest et depuis 15h à Orly-Sud. Mais on n'arrivera pas à revenir à la normale avant demain matin». Le trafic a été interrompu plus de trois heures au terminal Ouest et plus de cinq heures à Orly-Sud.


16h57 : Cazeneuve fustige « l’outrance » des critiques de Le Pen

Bernard Cazeneuve a fustigé ce samedi « l’outrance » des critiques de Marine Le Pen contre le gouvernement, qu’elle a qualifié de « dépassé, ahuri, tétanisé » après l’attaque de l’aéroport d’Orly, et l’a appelée à faire preuve de « dignité », dans une déclaration à l’AFP.

« Alors qu’un événement grave aurait pu advenir ce matin à Orly, Mme Le Pen choisit l’outrance », a déploré le Premier ministre, estimant que « les responsables politiques, alors que la menace reste extrêmement élevée, doivent faire preuve plus que jamais de dignité ». «Il est inacceptable, en matière de lutte contre le terrorisme, que le débat public soit ainsi abaissé pour fracturer notre pays», a-t-il insisté.

«Le Front National, au lieu de se répandre en déclarations anxiogènes, aurait mieux fait de voter les lois antiterroristes présentées par ce gouvernement pour protéger les Français», a ajouté Bernard Cazeneuve. Selon lui, «par ces propos, Mme Le Pen met en cause les services de sécurité, de secours, des transports, pilotés par les ministres entièrement mobilisés, qui ont su faire face de manière efficace et rapide».


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16h25: Une conférence de presse prévue à 19h30

Le procureur de la République de Paris, François Molins, tiendra une conférence de presse en lien avec l'attaque à l'aéroport d'Orly.


15h50: Le gouvernement est «dépassé, ahuri, tétanisé», selon Le Pen
«Notre gouvernement est dépassé, ahuri, tétanisé, comme un lapin dans les phares d'une voiture», a affirmé la candidate FN à la présidentielle lors d'une réunion publique aux Arènes de Metz. La patronne du FN s'en est pris à «la lâcheté de toute la classe politique devant le fondamentalisme islamiste, seule ligne de conduite depuis 15 ans que ce fléau prospère, cette lâcheté qui a produit les résultats que l'on sait et que l'on voit encore aujourd'hui à Orly». Il est «inadmissible que cette lâcheté continue d'inspirer le programme de mes concurrents, que la plupart de mes concurrents dans cette élection n'osent prononcer les mots de terrorisme islamiste».

«Refuser de voir cela c'est inacceptable, mais c'est refuser de voir la situation», a encore dit la présidente du FN, s'inquiétant d'une «jonction entre délinquance de droit commun et terrorisme islamiste (qui) prend de l'ampleur jour après jour». «Hier, c'est un fichier S qui égorge son père, son frère. Aujourd'hui, c'est un multirécidiviste, avec 44 signalements, qui a été tué à Orly, Dieu merci!, empêchant un possible massacre», a-t-elle ajouté. «Ils réfléchissaient à lever hier l'état d'urgence qu'ils n'ont en réalité jamais mis en oeuvre. Les Français ne sont pas protégés par des gens qui refusent de regarder la réalité en face», a accusé la dirigeante d'extrême droite.


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15h08: Le trafic a repris à son tour au terminal Sud

Le trafic a repris ce samedi après-midi au départ comme à l'arrivée d'Orly-Sud, fermé depuis l'attaque dans la matinée d'une militaire de l'opération Sentinelle, a-t-on appris auprès de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC).

Cette réouverture intervient quelques heures après la reprise du trafic à Orly-Ouest, autre terminal de l'aéroport. «Il s'agit d'une reprise progressive», a toutefois précisé à l'AFP Eric Héraud, porte-parole de la DGAC.


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14h47: Zyied B. a passé une partie de la soirée dans le bar de Vitry où il est retourné ce samedi matin

Selon nos informations, Zyed B. avait passé une partie de la soirée dans le bar de Vitry où il est retourné ce samedi matin, a mencé des personnes présentes, avant d'aller à Orly.

 


14h39 : Cazeneuve salue à son tour le « grand professionnalisme » des forces de sécurité

Dans un communiqué, Bernard Cazeneuve a à son tour « salué le grand professionnalisme des militaires de l’opération Sentinelle et des forces de sécurité intérieure ». Le Premier ministre « adresse également son soutien aux policiers blessés lors du contrôle routier effectué sur l’assaillant plus tôt dans la matinée ».

« L’enquête conduite par la section antiterroriste du parquet de Paris permettra de déterminer le profil et les motivations de cet individu et de reconstituer son parcours », promet-il. « L’ensemble des dispositifs mis en place pour faire face aux velléités d’action violente sur notre sol ont été activés, impliquant toutes les forces de sécurité et de secours ainsi que les opérateurs de transport », assure-t-il.

Le Premier ministre « remercie les passagers et usagers de l’aéroport d’Orly qui ont gardé leur calme, ainsi que les agents travaillant sur la plateforme aéroportuaire ».


14h34: ADP annonce la réouverture du terminal Sud vers 15h

Le trafic a également repris depuis ce samedi midi à Orly Ouest. Les passagers sont invités à vérifier si leur vol est bien maintenu dans cet aéroport.


14h26: L'assaillant d'Orly s'appelle Ziyed B.

Une source proche de l'enquête a confirmé à 20 Minutes l'identification de l'assaillant faite par Le Parisien. Ziyed B., un Français âgé de 39 ans, connu des services de police et de renseignement, n'était pas fiché S, mais fiché «J» au Fichier des personnes recherchées (FPR), en raisond e son palcement sous contrôle judiciaire pour des faits de vol à main armée. Il a été incarcéré de mars à novembre 2016.

Son casier judiciaire comporte «neuf mentions» pour des faits de droit commun, dont des vols à main armée et du trafic de stupéfiants. «Détecté comme radicalisé», il avait fait l'objet en 2015 d'une perquisition administrative, qui «n'avait rien donné», selon une source policière.


14h12 : François Hollande s’exprime

A son arrivée lors d’un déplacement à Grenoble (Isère), le chef de l’Etat une nouvelle fois tenu à « saluer le courage des forces de police » qui ont réussi à stopper l’assaillant, soulignant les « conditions extrêmement délicates » puisque dans un aéroport. Il a rappelé que le parquet anti terroriste s’était saisi de l’enquête, et qu'« un certain nombre d’opérations » étaient actuellement « en cours ».

François Hollande a tenu à souligner que « ceux qui s’interrogeaient encore sur le rôle de l’opération Sentinelle dans des lieux publics, aéroports, gares, doivent comprendre que ce renfort des militaires aux forces de sécurité est essentiel », rappelant que « nous devons toujours être d’une extrême vigilance ». Il a enfin martelé que « [s] on devoir » est « d’apporter jusqu’au bout la protection qu['il] doi[t] aux Français », comme il l’a fait « depuis 5 ans » - et les attaques menées par Mohammed Merah à Toulouse et Montauban -, en prenant les dispositions nécessaires de sécurité.


13h55: A Roissy, la situation est plutôt calme

A Roissy, vers où sont détournés plusieurs vols qui devaient atterrir à Orly, la situation est plutôt calme, selon notre journaliste sur place. «Dans l'avion on nous a informés qu'il y avait une prise d'otage à l'aéroport et que le vol était détourné, explique un couple arrivant de La Havane. Ca a jeté un froid, mais la cheffe de cabine a appelé tout le monde au calme. Tout le monde essayait d'avoir des infos sur son téléphone mais on s'est disciplinés et on les a éteints.» Maintenant, le couple va devoir patienter plusieurs heures pour récupérer leurs bagages.

Les autres personnes présentes dans l'aérogare sont pressées d'arriver au terme de leur voyage, mais sont plutôt calmes et se disent soulagés d'être à Roissy plutôt qu'à Orly, vu les circonstances.


13h40 : Les policiers et les militaires de la force Sentinelle « ont permis d’interrompre ce qui aurait pu être un périple meurtrier »

Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité SGP Police-FO, souligne le « professionnalisme » des policiers, pris pour cible ce samedi matin par le conducteur d’une Renault Clio dont ils voulaient contrôler l’identité. Il a martelé auprès de 20 Minutes que les policiers et les militaires de la force Sentinelle « ont permis ce matin d’interrompre ce qui aurait pu être un périple meurtrier ».

Yves Lefebvre souligne la nécessité de maintenir cette opération de sécurité intérieure, déployée après les attentats de janvier 2015. « Les policiers ne sont pas en capacité aujourd’hui de pallier le remplacement des 10.000 militaires engagés sur Sentinelle », explique-t-il, pointant le manque d’effectifs dans la police. Alors que le garde des Sceaux a indiqué cette semaine que les conditions étaient réunies pour « une sortie de l’état d’urgence », le syndicaliste policier estime que cette décision ne serait pas pertinente au regard de l’état de la menace terroriste.


13h36: Perquisition en cours au domicile de l'homme abattu à Orly

Une perquisition était en cours ce samedi en début d'après-midi à Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise) au domicile de l'homme abattu à l'aéroport d'Orly, a appris l'AFP de sources proches de l'enquête.

L'assaillant, un Français de 39 ans, connu pour des faits de droit commun, avait été «détecté comme radicalisé», avant de faire l'objet d'une perquisition administrative qui n'avait rien donné, selon une source policière. Il était actuellement sous contrôle judiciaire pour un vol à main armé, d'après une autre source proche de l'enquête.


13h15: Une cellule d'information pour le public activée à la Préfecture du Val-de-Marne

Et une cellule psychologique a été mise en place à proximité des terminaux d'Orly, annonce ADP.

 


13h08: 450 policiers sont mobilisés à l'aéroport d'Orly

Ce sont des effectifs de la police aux frontières, présents habituellement dans les aéroports, des effectifs de l'unité d'élite du RAID. Pendant que les CRS sécurisent les lieux et participent à l'évacuation des passagers des aérogares, les hommes de la section antiterrosite (SAT) de la brigade criminelle de la PJ de Paris et ceux de la sous-direction anti-terroriste (SDAT) ont commencé leur enquête. Les agents de la DGSI sont également sur place.


12h59: Le terminal Ouest a rouvert

Le terminal Ouest de l'aéroport d'Orly a rouvert ses portes ce samedi midi, celui d'Orly Sud, où a eu lieu l'attaque, reste pour sa part partiellement fermé, a annoncé Aéroports de Paris.

«S'agissant d'Orly-Ouest, le terminal est ouvert de nouveau donc le trafic va reprendre progressivement», a confirmé sur Europe 1 le PDG d'ADP Augustin de Romanet. Concernant Orly-Sud, «les arrivées vont pouvoir de nouveau se réaliser» mais pour les départs «on risque de devoir attendre quelques heures avant de rouvrir le terminal», a-t-il ajouté.

 


12h50: Hollande «salue le courage» des militaires et policiers

«Le Président de la République salue le courage et l'efficacité dont les policiers et militaires ont fait preuve face aux agressions commises par un individu particulièrement dangereux et qui a été mis hors d'état de nuire», a déclaré le chef de l'Etat dans un communiqué de l'Elysée. «La vigilance sera maintenue à son plus haut niveau et une fois encore l'opération Sentinelle a fait la démonstration de son utilité en complément des forces de police et de gendarmerie», a souligné l'Elysée.

François Hollande a également réaffirmé «la détermination de l'Etat à agir sans relâche pour lutter contre le terrorisme, défendre la sécurité de nos compatriotes et assurer la protection du territoire». «La section anti-terroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête pour établir toute la lumière sur les motivations et les circonstances de ces actes comme sur les éventuelles complicités», a-t-il encore confirmé.


12h30: L'agresseur s'en est pris à une patrouille de l'Armée de l'Air (Le Drian)

L'homme abattu à Orly s'en était pris à une patrouille de l'armée de l'air, visant la femme de ce groupe de quatre personnes, a expliqué le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, depuis l'aéroport.

« Cette patrouille était composée de trois aviateurs, dont un réserviste, et une aviatrice ; c'est précisément l'aviatrice qui a été agressée par l'individu qui l'a mise à terre, qui a essayé de lui dérober son arme », avant d'être lui-même abattu par les autres membres de la patrouille, a indiqué le ministre, en rendant hommage à ces militaires ayant fait preuve de « professionnalisme » et « d'un sang-froid remarquable ».

« Cela fait quatre fois que des militaires de Sentinelle sont agressés (...) et dans chacun des épisodes, ils ont fait preuve d'une grande maîtrise », a ajouté le ministre. Pour Jean-Yves Le Drian, cela montre que « Sentinelle est indispensable et tout à fait essentiel pour assurer la sécurité de l'ensemble de nos compatriotes ».


12h19: Le père et le frère de l'assaillant ont été placé en garde à vue

« Il s'agit à ce stade de gardes à vue tout à fait classiques de personnes dans l'entourage d'un suspect », a indiqué à l'AFP des sources proches de l'enquête. L'assaillant, un Français de 39 ans, connu pour des faits de droit commun, avait été « détecté comme radicalisé », avant de faire l'objet d'une perquisition administrative qui n'avait rien donné selon une source policière.


12h02 : Ce que l'on sait sur l'assaillant

L'homme abattu samedi à l'aéroport d'Orly après avoir tenté de s'emparer de l'arme d'une militaire de Sentinelle, est un Français de 39 ans, connu pour des faits de droit commun, a-t-on appris de sources proches de l'enquête.

Il est fiché « J »au Fichier des personnes recherchées (FPR), c'est-à-dire qu'il était recherché par la police judiciaire. Son casier judiciaire comporte « neuf mentions » pour des faits de droit commun dont des vols à main armée et du trafic de stupéfiants. « Détecté comme radicalisé », il avait fait l'objet en 2015 d'une perquisition administrative, qui « n'avait rien donné », a précisé une source policière.


11h 24 : L'homme abattu à l'aéroport d'Orly est « connu des services de police et de renseignement »

L'assaillant d'Orly avait également été « repéré quelques minutes plus tôt » à Vitry-sur-Seine « pour un car jacking », a précisé le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux. 


11h20 : L'enquête confiée au parquet antiterroriste

La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête en flagrance après qu'un homme a tiré sur des policiers lors d'un contrôle routier à Stains (Seine-Saint-Denis), puis a tenté de s'emparer à l'aéroport d'Orly de l'arme d'un militaire avant d'être abattu, a-t-il annoncé samedi.

Les investigations sont confiées à la section antiterroriste de la Brigade criminelle (SAT), la sous-direction anti-terroriste (SDAT) de la police judiciaire et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).


10h54: L'opération de déminage est terminée, pas d'explosifs

 


10h35: Le tir contre des policiers à Stains ce samedi matin  en lien avec l'attaque de l'aéroport d'Orly

Un homme a tiré avec un pistolet à grenaille tôt ce samedi sur des policiers, blessant l'un d'eux légèrement à la tête lors d'un contrôle routier à Stains (Seine-Saint-Denis), une agression « en lien » avec l'attaque survenue un peu plus tard à l'aéroport d'Orly-Sud, selon des sources policières.


10h31 : Les vols au départ de l'aéroport d'Orly sont bloqués, ceux à l'arrivée d'Orly déroutés vers Roissy


10h13 : Le trafic aérien interrompu

Le trafic aérien était « complètement interrompu » samedi matin à l'aéroport d'Orly. « Le trafic aérien est complètement interrompu », a indiqué à l'AFP un porte-parole de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC).


10h03 : Les deux terminaux fermés, près de 3.000 personnes évacuées du terminal sud

Les passagers qui se trouvaient dans le terminal Ouest ont été confinées, a précisé le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henri Brandet.


10h01 : Orlyval interrompu 

Le métro Orlyval, qui relie les gares RER d'Antony (Hauts-de-Seine) et l'aéroport d'Orly (Val-de-Marne), est interrompu par mesure de sécurité. La reprise du trafic n'est pour l'instant pas prévue avant midi.


9h54: Des personnes témoignent

« On faisait la queue pour l'enregistrement sur le vol en direction de Tel Aviv quand on a entendu trois ou quatre coups de feu à proximité. L'ensemble de l'aéroport a été évacué », a déclaré à l'AFP Franck Lecam, 54 ans, qui se trouvait ce samedi matin à Orly-Sud.

« On est tous devant l'aéroport à environ 200 m.

 


9h42: L'aéroport a été totalement évacué

 

L'aéroport d'Orly a été totalement évacué. Selon des témoins contactés par l'AFP. Le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux est attendu sur place. Une opération de déminage est en cours pour déterminer si l'homme était porteur ou non d'explosif, selon M. Brandet. Un périmètre de sécurité a été mis en place et d'importants moyens policiers ont été engagés, a-t-il précisé.

 

 


8h30: Un homme abattu après avoir dérobé l'arme d'un militaire de Sentinelle

Un homme a été abattu samedi matin par les forces de sécurité à l'aéroport d'Orly-Sud (Val-de-Marne) après avoir dérobé une arme à un militaire de l'opération Sentinelle, a-t-on appris auprès du porte-parole du ministère de l'Intérieur.

Vers 8h30 ce samedi dans l'aéroport d'Orly-Sud « un homme a dérobé une arme à un militaire de Sentinelle puis s'est réfugié dans un commerce de l'aéroport à proximité avant d'être abattu par les forces de sécurité », a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur Pierre-Henry Brandet. Il n'y a pas de blessé. 


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