Embouteillage bouchons. Peripherique sature. Illustration
Embouteillage bouchons. Peripherique sature. Illustration - Alexandre GELEBART/REA

Le groupe français Egis et sa filière néerlandaise BNV Mobility vont mettre en place une sorte de « péage positif », révèle ce vendredi Le Monde. Ce concept sera effectif à partir d’avril prochain à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), dans le quartier Trapèze.

Un programme présent depuis 2008 à Rotterdam

Le but, trouver des solutions aux problèmes de circulation. Selon les données collectées en 2016 par le navigateur GPS Tomtom, Paris est la deuxième ville la plus embouteillée de France, après Marseille.

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Le concept appelé « lissage de pic » est présent à Rotterdam depuis 2008 et de temps en temps à Amsterdam et Utrecht. Aux Pays-Bas, ce programme utilise des caméras LAPI (lecture de plaque d’immatriculation) pour identifier les propriétaires des véhicules. L’entreprise les contacte et leur propose d’installer un boîtier dans la voiture. Celui-ci vérifie ensuite si la voiture est utilisée durant les heures de pointe. A chaque trajet évité, deux euros sont versés sur le compte du propriétaire de la voiture.

Recrutement différent en France

En France, ce système de surveillance LAPI ne peut être utilisé que par les forces de l’ordre. Le recrutement se déroulera donc autrement. « On pourra passer par des campagnes de publicité ou contacter des entreprises pour cibler des employés autour de la zone à désengorger », explique au Monde Héline Mikielski, chargée de projets mobilité chez Egis.

La formule permettrait de réduire les embouteillages de 6 % à 8 %. L’autre enjeu est bien évidemment écologique. Selon Airparif le trafic routier en Ile-de-France représente 73 % des émissions d’oxydes d’azote parisiennes.

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