Théo est sorti de l'hôpital le 16 février et a remercié ses soutiens dans une vidéo publiée sur Facebook.
Théo est sorti de l'hôpital le 16 février et a remercié ses soutiens dans une vidéo publiée sur Facebook. - Justice pour THEO

Il va mieux. Le jeune Théo a quitté l’hôpital jeudi, deux semaines après son viol présumé lors d’une interpellation en Seine-Saint-Denis, une affaire qui a déclenché des violences en région parisienne et remis la question des banlieues au coeur des débats à deux mois de la présidentielle.

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« Grâce à Dieu, je suis sorti sur mes deux jambes. J’étais rentré en fauteuil roulant, en très mauvais état », déclare le jeune homme de 22 ans dans une vidéo postée sur Facebook, remerciant les gens qui l’ont soutenu. « Je suis très fatigué. La blessure n’est pas encore guérie. (…) Je devais rester encore dix jours mais je n’ai pas pu accepter car je ne sais pas si j’aurais réussi à tenir mentalement », explique-t-il, sa mère et une de ses sœurs à ses côtés.

60 jours d’ITT

Théo était hospitalisé depuis le 2 février, jour de sa brutale interpellation dans la cité des 3.000 à Aulnay-sous-Bois. Il a déclaré avoir été violé ce jour-là par un policier avec une matraque. Quatre policiers ont été mis en examen, dont un pour viol. Un médecin ayant examiné le jeune homme avait diagnostiqué « une plaie longitudinale du canal anal » de 10 centimètres et une « section du muscle sphinctérien ». Il lui avait prescrit 60 jours d’incapacité totale de travail (ITT). Un peu plus tôt, le collectif de soutien avait indiqué que Théo avait « besoin de repos ».

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Le 7 février, il avait lancé un appel au calme depuis son lit d’hôpital, demandant aux jeunes de son quartier de ne « pas faire la guerre » et de « rester unis », à l’occasion d’une visite de François Hollande à son chevet. L’exécutif a délivré aussi de multiples messages d’apaisement.

Après son interpellation, des violences urbaines ont cependant éclaté dans plusieurs communes de banlieue parisienne à partir du 4 février. Des manifestations de soutien se sont par ailleurs multipliées en France.

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