Une cinquantaine de personnes, dont des enfants, victimes dans la nuit de vendredi à samedi d'un incendie dans leur hôtel du 19e arrondissement, le Reims, sont revenues s'installer en face de l'établissement hier après-midi. Avec l'aide du DAL (Droit au Logement), elles ont créé un campement de fortune, et « attendent des solutions concrètes de relogement », indique l'association. Les sinistrés veulent en effet « rester dans leur quartier », explique le DAL, et refusent les propositions de relogement qui leur ont été faites. Ils avaient été installés à l'hôtel Kyriad du 19e, pour la nuit de vendredi à samedi. La Mairie leur a ensuite soumis une liste de quatre hôtels à proximité, notamment dans le 20e arrondissement et au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis). Seules quelques personnes ont accepté. Les autres, souhaitant rester ensemble, ont décidé de s'installer dans le hall de l'hôtel Kyriad, d'où elles ont été évacuées hier matin par les forces de l'ordre, sans brutalité. Elles ont ensuite pris la direction de l'établissement qui avait brûlé, réclamant d'y retourner ou d'être accueillies dans un gymnase.
Le sinistre s'était déclaré vendredi vers 23 h 15 dans un immeuble contigu de l'hôtel Reims, 32, rue d'Aubervilliers. Il s'est propagé par les combles, faisant trois blessés dans l'immeuble, dont un a été hospitalisé, selon la préfecture de police. D'après le DAL, l'incendie du Reims est le deuxième de l'année dans cet « hôtel meublé vétuste », « classé rouge par les services sociaux », et en « surpeuplement ».