Les services marchands, avec le quart des emplois, ont pris en 2006 l'importance de l'industrie en 1978, une "transformation" liée à l'achat accru de services par les ménages mais aussi par les entreprises ayant externalisé des activités, selon une étude de l'Insee parue vendredi.
Les services marchands, avec le quart des emplois, ont pris en 2006 l'importance de l'industrie en 1978, une "transformation" liée à l'achat accru de services par les ménages mais aussi par les entreprises ayant externalisé des activités, selon une étude de l'Insee parue vendredi. - Pierre Verdy AFP/Archives

Le cas est pour l'instant unique en France. Depuis septembre, une quarantaine d'agents de la Ville de Paris travaillant dans des bibliothèques se sont plaints des mêmes symptômes : maux de tête, vertiges, nausées, fatigue... Ces troubles profonds sont apparus simultanément à l'installation du wi-fi dans ces établissements - le wi-fi est cette technologie qui permet de surfer sur Internet sans fil. Seule une centaine d'agents travaillent dans les quatre bibliothèques en question, Italie (13e), Lancry (10e), Vandamme (14e) et Faidherbe (11e) : la proportion des personnes touchées est donc très importante. Selon Christophe Girard, adjoint à la Culture du maire de paris, «ces bibliothèques ne sont ni plus petites, ni plus confinées que les autres...» Rien n'explique donc que les symptômes aient émergé là et pas ailleurs.

La semaine dernière, à l'occasion d'un comité d'hygiène et sécurité, des représentants du syndicat Supap-FSU et des salariés, dont certains ont exercé un droit de retrait, ont expliqué l'ampleur des dégâts et de leurs angoisses. Après quatre heures de réunion, l'administration ne s'est pas opposée à la proposition de moratoire. «Il faut être respectueux des inquiétudes des gens. Peu importe que les raisons soient psychologiques ou pas», explique l'adjoint au maire. Le sujet devrait donc être débattu lors du prochain Conseil de Paris. En attendant, la Mairie a dépêché des experts de l'Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail). Mais leurs conclusions ne les ont pas pleinement rassurés. «On espère trouver d'autres experts pour faire de plus amples recherches. Il y a probablement d'autres facteurs explicatifs», explique Christophe Girard.

Les médecins ayant examiné les malades se montrent tout aussi circonspects. Du coup, depuis trois semaines, dans les établissements incriminés et uniquement dans ces établissements, l'usage du wi-fi a été suspendu. Depuis, les symptômes ont disparu chez certains agents, mais pas chez d'autres. «Par précaution, il faut qu'on passe partout au câble ou à la fibre optique pour se connecter à Internet », disent les agents. Christophe Girard rechigne: «Les jeunes aiment le wi-fi. Et, pour l'instant, rien n'est avéré.»

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