Les témoignages restent anonymes. « Le wi-fi, c'est un vrai choix politique. Donc on dérange », expliquent les victimes. « Au début on s'est moqué de nous : "Contre le progrès !" ; "Histoires de bonnes femmes !" Et puis sans s'être concertés, on a appris qu'on était plein à souffrir », explique Evelyne. D'abord, « mal aux yeux, aux orbites ». « Ça dessèche, ça picote », témoigne Alain, qui enchaîne : « Les oreilles qui chauffent, comme un casque qui serre la tête, et qui part pendant le déjeuner et le week-end. »
Aline, quinze ans de métier, raconte : « Ça venait au bout d'une heure. Des nausées, mal au crâne. Des difficultés à rester en place. J'ai encore des vertiges alors que je n'en avais jamais eu. Et le samedi, je suis épuisée. On me dit que c'est l'âge. Mais je n'ai pas vieilli de cinquante ans en quatre mois. C'est effrayant. » Au printemps, Aline anticipera sa retraite. « Parce que la santé compte plus que le travail. »
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