Paris : Coups d’un soir, expériences bisexuelles, orgies… La sexualité des Parisiens à la loupe

ETUDE Une étude de l’Ifop menée pour le site CAM4 publiée ce mercredi et intitulée « Paris, ville lumière, ville de débauche ? » montre que les Parisiens ont presque deux fois plus de partenaires sexuels que le reste des Français…

Romain Lescurieux

— 

Un couple s'embrasse lors de la Gay Pride à Paris

Un couple s'embrasse lors de la Gay Pride à Paris — SIPA PRESS

Paris émancipé. Paris débridé. Paris déboutonné. Paris libéré. Une étude de l’Ifop menée pour le site Internet de sexe live CAM4, publiée ce mercredi et intitulée « Paris, ville lumière, ville de débauche ? » a passé au crible la sexualité des Parisiens. Approche du couple, expériences, liberté et pratiques sexuelles… tout y passe. Résultat : les Parisiens – célibataires à 43 % – ont une vie sexuelle bien plus diversifiée que la moyenne des Français et sortent plus facilement du cadre conjugal.

>> A lire aussi : Un an après le 13 novembre, «on a plus que jamais envie de sortir, de se retrouver, de se sentir aimés et d’aimer en retour»

20 Minutes dresse le portrait de ce point G made in Paname. Ce territoire « où s’inventent aujourd’hui les modèles sexuels et amoureux de demain », note le rapport.

Paris est une fête ?

Selon cette étude que 20 Minutes a pu consulter, les Parisiens ont eu 19 partenaires sexuels au cours de leur vie, contre 11 en moyenne dans l’ensemble de la population française. D’ailleurs, Paris constitue un environnement propice au « coup d’un soir » : les deux tiers des hommes (66 %) et la moitié des femmes (50 %) ont en effet déjà eu un rapport sans lendemain. Et ce, sans connaître le prénom de la personne pour 44 % de la gent masculine et 14 % de la gent féminine.

Les Parisiens sont également trois fois plus nombreux que la moyenne des Français à avoir pratiqué l’échangisme. Si l’orgie ne s’inscrit pas dans le même cadre que l’échangisme, cette forme de sexualité compte néanmoins aussi beaucoup d’amateurs parisiens : 22 % contre 8 % dans l’ensemble de la France.

>> A lire aussi : S’échanger pour mieux s’aimer, le libertinage redonne des couleurs à leur libido

« Grande liberté d’action »

« Offrant nombre de possibilités de rencontres tout en garantissant à la fois un certain anonymat et une grande liberté d’action, Paris constitue le terreau idéal pour les adeptes de l’infidélité », commente François Kraus, directeur du pôle politique et actualité à l’Ifop. Ainsi, 58 % des Parisiens ont déjà été infidèles contre 48 % au niveau national et 36 % des Parisiennes contre 31 %.

L’étude rapporte toutefois davantage de pratiques à risques. 42 % des jeunes de moins de 25 ans et jusqu’à 48 % des étudiants admettent avoir déjà eu un rapport sexuel après avoir consommé de la drogue. L’Ifop pointe notamment le phénomène générationnel des « Skins Parties ». Soit des fêtes où tout est permis.

Paris, un havre de paix des homosexuels

« Offrant aux homosexuel(le)s un espace préservant leur anonymat tout en leur permettant d’afficher leur identité sexuelle », selon le rapport, Paris constitue un espace privilégié pour les homosexuels : 13 % se définissent comme gays, soit près du double de l’ensemble des Français (7 %). « Au regard des résultats de l’enquête, la capitale apparaît ainsi comme un véritable refuge pour les “sexualités minoritaires” en premier lieu desquelles les homosexuels », commente François Kraus.

Quelle que soit l’identité affichée, chez les hommes, les expériences à caractère homosexuelles apparaissent aussi beaucoup plus répandues à Paris (27 %) que dans le reste de l’Hexagone (17 %). De même, si à peine 5 % des Parisiennes se définissent comme « bi » ou « lesbiennes », elles sont trois fois plus nombreuses à déclarer avoir déjà fait l’amour avec une autre femme.

>> A lire aussi : Déprimés, les Français? Des seniors livrent leurs conseils pour profiter de la vie à 200 %

« Le territoire de la liberté sexuelle par excellence »

A noter enfin que 71 % des Parisiennes et 76 % des Parisiens se disent satisfaits de leur vie sexuelle. « Constituant un espace où la sexualité est moins contrôlée et où la transgression des interdits est beaucoup moins sanctionnée », affirme François Kraus, selon lui « la métropole parisienne apparaît clairement comme un lieu d’émancipation et de liberté privilégiés, le territoire de la liberté sexuelle par excellence. »

Étude Ifop pour CAM4 réalisée entre le 16 septembre et le 3 octobre 2016 auprès d’un échantillon de 2 007 personnes représentatif de la population parisienne âgée de 18 ans et plus.