« Le tracé et le type de transport seront retenus après études »

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Publié le 5 décembre 2007.

INTERVIEW – Jean-Paul Huchon, président socialiste de la région Ile-de-France et président du Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif)...

Entretien avec Jean-Paul Huchon, président socialiste de la région Ile-de-France et président du Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif).

Vous venez de vous mettre d'accord avec l'Etat pour le projet «Arc Express». Quels sont les termes de cette convention?

Nous adopterons la convention au conseil d'administration du Stif du 12 décembre. Quatre millions d'euros seront débloqués pour les premières études, financés à 70% par la région et à 30% par l'Etat, sur une enveloppe de 25 millions pour mener les études jusqu'en 2013 et le début des travaux. La RATP pourra y participer, mais en partie seulement. Il n'est pas souhaitable qu'une entreprise mène l'ensemble des études, sur un marché qu'elle peut potentiellement remporter.

Pour l'heure, quels détails pouvez-vous nous donner sur le projet?

Le tracé et le type de transport seront retenus à l'issue des études. Mais je pense qu'il vaut mieux qu'il se situe à environ 6-8 km du périphérique, pour desservir les zones amenées à être densifiées, comme la future opération d'intérêt nationale Seine-Amont.

Vous avez tout de même déjà retenu deux faisceaux...

Ce sont les deux arcs prioritaires en Ile-de-France. L'arc sud-est offrirait au Val-de-Marne, qui souffre d'un réseau de transport en radiales vers Paris, un réseau reliant l'est à l'ouest du département, tandis que l'arc nord-ouest permettrait de relier un grand pôle d'emplois, la Dé­fense, à un pôle émer­gent, La Plaine-­Saint-Denis.

Vous avez une préférence?

Je me suis déjà engagé pour que l'arc du Val-de-Marne soit traité en priorité, pour des questions de rééquilibrage est-ouest.

Quelles villes traverserait-il?

Ce sont les études qui nous le diront, mais cela va sans doute donner lieu à une belle lutte.

Quel sera le coût de ce projet?

S'il est entièrement souterrain, il faut compter un maximum de 100 millions d'euros du kilomètre environ. Le tronçon Val-de-Marne s'élèverait entre 1,5 et 2 milliards d'euros. Mais nous espérons réaliser une partie en extérieur, ce qui coûterait moins cher.

S'agira-t-il d'un métro, d'un RER ou d'un tramway?

Ce sera une rocade ferrée. La vitesse commerciale des rames sera d'environ 25 km/heure, et elles seront sans doute automatiques.

Comment financer un projet si gigantesque?

Il y aura une étude sur les montages financiers possibles. On recherchera des solutions innovantes de financement: le Stif et l'Etat pourraient lancer un grand emprunt, nous pourrions également récupérer les plus-values sur les opérations immobilières et foncières menées dans le secteur via la fiscalité, et les départements et les villes seront sans doute sollicitées pour une partie.

Recueilli par Mickaël Bosredon
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