L'arc val-de-marnais est jugé « prioritaire » par les associations d'usagers. Celui des Hauts-de-Seine « peut attendre ». Yves Boutry, président de la Fédération nationale des associations d'usagers des transports, veut en finir avec « les coupures de réseau ferré » subies par les habitants du 94, car certains « sont obligés de passer par Paris pour se rendre dans une autre commune du département ». Concernant le tracé entre la Défense et Saint-Denis, il se dit « plus perplexe, car il existe déjà des rocades et le T1 va être prolongé. Il vaudrait peut-être mieux attendre de voir si l'on étend la Défense pour concevoir un réseau de transport mieux dimensionné ».
Pour Jean-Claude Delarue, président de la Fédération des usagers des transports et des services publics, il est « essentiel de développer ces liaisons de banlieue à banlieue, qui désengorgent le trafic sur Paris et évitent de multiplier les autoroutes ». Lui se rappelle s'être battu « dans les années 1970 » pour « la remise en service d'une ligne Massy-Pont-de-Rungis ». L'axe du Val-de-Marne lui semble aussi plus urgent, « car l'ouest a déjà quelques liaisons, et la Seine-Saint-Denis a des trams qui doivent se développer ».