SOCIAL - Sud-RATP, dont les locaux ont été cambriolés, accuse...
Ambiance à la RATP. Le syndicat Sud, dont les locaux rue Rampon (Paris 11e) ont été cambriolés dans la nuit de jeudi à vendredi, accuse à mots couverts «le syndicat majoritaire de la RATP» — à savoir la CGT — d’être l’auteur de ce forfait.
«Ils ont voulu prendre les disques durs de nos ordinateurs avec la liste des adhérents Sud-RATP et des données confidentielles internes, explique Olivier Cots, secrétaire-trésorier du syndicat, à 20minutes.fr. Finalement, un seul disque a été volé, mais les autres ont été détruits, ainsi que nos imprimantes. La détérioration de matériel public, c’est très grave, Nicolas Sarkozy lui-même l’a dit lors des sabotages à la SNCF.»
«C'est un canular»
Une enquête a été confiée à la police judiciaire. «Depuis plusieurs semaines, des membres de Sud sont menacés physiquement et verbalement, poursuit Olivier Cots. Il semblerait qu’on veuille nous empêcher de rendre compte aux salariés de ce qui se passe lors des négociations avec la direction et les autres syndicats.»
Négociations auxquelles Sud-RATP affirme assister en tant qu’«observateur».
Interrogée par 20minutes.fr, la CGT-RATP n’avait aucun commentaire à faire sur ces «allégations». «C’est un canular. On a autre chose à faire que de s’occuper des dissensions internes, on est dans des négociations compliquées, observe-t-on au syndicat. Et d’ajouter : «Et puis qu’est-ce que ça veut dire «observateur»? Nous aussi sommes opposés au cadre de la réforme. Ça ne nous empêche pas de porter des revendications pendant les négociations.»
C. F.