Beaucoup de bruit pour rien. Hier, une publicité parue dans la presse à l'initiative des conseils généraux du Val-de-Marne et de l'Essonne a agacé la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet. Les élus locaux ont en effet publié une pleine page demandant que des mesures soient prises pour financer l'insonorisation des 30 000 logements situés à proximité de l'aéroport d'Orly. Ils réclament une augmentation de la taxe d'aéroport et une meilleure répartition de celle-ci, afin de dégager les fonds nécessaires pour financer les travaux d'ici à cinq ans, et non vingt ans comme l'imposent les budgets actuels.
L'initiative a été jugée « ridicule » par Nathalie Kosciusko-Morizet, qui dénonce « un coup de communication ». « Ces mesures devaient être annoncées hier lors d'une conférence de presse avec le secrétaire d'Etat aux Transports, mais cet événement a dû être reporté au 4 décembre pour des raisons d'agenda » (lire ci-contre). En publiant cette publicité le jour même, « ils ont voulu faire croire qu'on répondait à une question qu'ils posaient », affirme-t-elle.
Mais le conseil général du Val-de-Marne avance une tout autre explication. « Nous avions interpellé Jean-Louis Borloo après le Grenelle de l'environnement afin qu'il trouve des solutions pour les riverains. Comme il ne nous a donné aucune réponse et que les assises d'Orly ont lieu le 7 décembre, nous voulions faire pression pour qu'il s'exprime avant cette réunion », assure Laurent Garnier, vice-président (PCF) chargé de l'aménagement du territoire. Il n'a pas pu chiffrer le coût de cette publicité pour le département.