Le coût du conflit. Outre les grévistes, qui voient leur salaire de novembre chuter à chaque jour d'arrêt de travail, la RATP vient d'estimer son manque à gagner. Depuis le début de la grève, il s'élève à « 24 millions d'euros », selon le président de l'entreprise publique, Pierre Mongin. Avant de préciser : « C'est plus de cent bus neufs qu'on aurait pu acheter avec cet argent, et c'est plus que l'intéressement que les salariés ont reçu l'année dernière. »
Appelant les syndicats à « conclure ce conflit », Pierre Mongin a estimé qu'« il y [avait] une urgence manifeste à ce que les négociations puissent démarrer ». Selon la direction, la mobilisation contre la réforme a baissé : la grève était suivie par 23,3 % des agents vendredi, contre 27,2 % jeudi et 44 % mercredi.