A Limeil-Brévannes (94), on n'a pas attendu le Grenelle de l'environnement pour se soucier du développement durable. Samedi a été inaugurée « la première école à énergie positive ». En clair, la toute nouvelle école Jean-Louis-Marquèze produira plus d'énergie qu'elle n'en consommera grâce à un champ de panneaux photovoltaïques (qui transforment la lumière du Soleil en électricité) de 700 m2.
Le projet, qui concerne cinq classes maternelles et sept classes élémentaires aura coûté 8 300 000 euros, soit un surcoût de 21 % par rapport à une école classique. Il a été pensé pour minimiser les besoins énergétiques. De larges baies vitrées permettent une faible utilisation de la lumière artificielle. Le bâtiment est exposé plein sud afin de couvrir en hiver une partie importante des besoins de chauffage. Un système de ventilation dit « de double flux » permet de récupérer toute la chaleur contenue dans l'air avant de la rejeter à l'extérieur. Et pour préserver la chaleur ont été utilisés des triples vitrages et une technique de « surisolation » extérieure des murs et des fenêtres.
Quant au chauffage, une pompe à chaleur puisant son énergie dans la température des nappes phréatiques a été mise en place. Et l'eau chaude sanitaire, elle, sera en majeure partie issue de capteurs solaires. Le recours aux énergies renouvelables doit ainsi permettre de réduire l'impact sur l'effet de serre et la pollution atmosphérique. Le maire, Joseph Rossignol (Divers gauche), assure que ce système évitera le rejet d'au moins vingt tonnes de CO2 chaque année.