La RATP mène des études sur la pollution de l'air dans son réseau depuis 1997. Mais elle n'a ouvert sa station de mesures à Auber qu'en 2006. « L'ensemble des polluants sont mesurés », tient à préciser Sophie Mazoué, responsable de la qualité de l'air à la RATP. Mais seules les particules sont en cause. « Attention, prévient Sophie Mazoué, on ne parle pas toujours des mêmes particules. Celles dans les transports en commun sont ce qu'on appelle des particules métalliques. Elles sont générées par les rames, lorsqu'elles freinent. » C'est pourquoi le taux de particules est plus fort sur le réseau RER que sur le réseau métro, les rames étant plus lourdes. Sur ce dernier, on trouve habituellement un taux de 100 microgrammes par m3 d'air. Les taux seraient stables depuis dix ans.