UN médecin des urgences du centre hospitalier de Saint-Denis a été violemment agressé –il a eu les mains brisées– mardi.
UN médecin des urgences du centre hospitalier de Saint-Denis a été violemment agressé –il a eu les mains brisées– mardi. - Google Maps

Un vigile aux urgences du centre hospitalier de Saint-Denis. La raison qui a poussé la direction de l’hôpital à le placer là ? La violente agression d’un médecin, mardi soir. aux urgences du centre hospitalier de Saint-Denis.

Deux infirmiers également blessés

Peu avant 23h, un médecin « s’est fait violemment agresser par l’accompagnant d’un patient consultant au service des urgences adultes », a écrit la direction de l’établissement dans un communiqué interne, dont l’AFP a eu copie. La direction a précisé que le médecin a été « pris en charge par des chirurgiens spécialisés ».

>> A lire aussi: Un acte de violence contre un soignant toutes les 30 minutes en France

Il a eu les mains fracturées par des coups de pied, d’après un collègue de la victime, ayant requis l’anonymat. « Il a fallu que des mains soient brisées » pour qu’un agent de sécurité veille sur les urgences la nuit, a-t-il déploré. Deux infirmiers qui se sont interposés « ont également été victimes de coups et blessures » avant d’être soignés par leurs collègues, selon la direction.

L’agresseur a été arrêté et doit être jugé vendredi après-midi au tribunal de Bobigny. L’hôpital a annoncé aux personnels qu’il allait se porter partie civile et qu’un agent de sécurité serait « en permanence aux urgences la nuit ».

Des « agressions verbales quotidiennes » et « physiques quasi-hebdomadaires »

Le centre hospitalier de Saint-Denis est au cœur d’une zone très densément peuplée de l’est de la Seine-Saint-Denis, l’un des départements qui concentrent le plus de difficultés sociales.

Dans son témoignage à l’AFP, l’urgentiste ayant requis l’anonymat estime que « la dégradation des conditions de travail s’accompagne d’une dégradation des conditions de sécurité » avec une « montée en puissance de l’agressivité du public » qui se traduit par des « agressions verbales quotidiennes » et des « agressions physiques quasi-hebdomadaires ».

Mots-clés :