Aubervilliers: Les trois suspects qui ont reconnu l’agression mortelle du Chinois mis en examen

FAITS DIVERS Ces trois jeunes, âgés de 15 à 19 ans et originaires de la commune, ont été placés en détention ce mercredi. Ils ont été reconnu sur les images d’une caméra de surveillance…

F.P.

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Hommage le 14 août 2016 à Aubervilliers à Zhang Chaolin.

Hommage le 14 août 2016 à Aubervilliers à Zhang Chaolin. — ALAIN JOCARD / AFP

Ils ont reconnu les faits pendant leur garde à vue. Les trois jeunes interpellés lundi dans l’enquête sur  l’agression mortelle de Chaolin Zhang ont été déférés mardi soir devant un juge d’instruction de Bobigny, précise Le Parisien. Ils ont ensuite été mis en examen et placés en détention provisoire mercredi soir.

Trois jeunes âgés de 15 à 19 ans

Chaolin Zhang, couturier chinois de 49 ans et père de deux enfants, avait été attaqué le 7 août dernier alors qu’il se promenait avec Keshou, un ami, àAubervilliers. Il était décédé cinq jours plus tard.

Les trois jeunes, originaires d’Aubervilliers et âgés de 15 à 19 ans, avaient agi à visage découvert et ont été identifiés sans trop de difficultés par une caméra de surveillance. Celle-ci a filmé non pas l’agression mais la fuite des trois jeunes avec le sac d’une des victimes, précise Le Parisien.

Attaqué par derrière

Les trois jeunes auraient attaqué Chaolin Zhang par derrière. Le plus âgé des agresseurs a asséné un coup de pied violent au niveau du larynx à Chaolin, le propulsant au sol. « Le choc n’a pas été mortel mais il a fait chuter au sol la victime qui a heurté le bitume », indique une source proche de l’enquête dans Le Parisien.

En garde à vue, l’auteur du coup de pied n’a pas nié les faits. Mais les trois jeunes ont minimisé la violence de l’agression, ne reconnaissant qu’un seul coup asséné. Ce que remet en cause l’examen médico-légal. Celui-ci révèle « des polytraumatismes au crâne et plusieurs hémorragies cérébrales au cerveau, indique une autre source toujours dans Le Parisien. Des constatations peu compatibles avec un coup unique. »

Des cigarettes et des bonbons

« C’est un crime crapuleux sous-tendu par un préjugé raciste, résume l’avocat des parties civiles. Ils [les agresseurs] pensaient qu’ils avaient beaucoup d’argent sur eux. » Mais dans la sacoche de Keshou, il n’y avait qu’un paquet de cigarettes et des bonbons.