Cela fait plus d'une semaine qu'une vingtaine de familles attendent un relogement, et quelques jours qu'elles campent devant leur ancien immeuble, au 3-5 rue Godefroy-Cavaignac (11e). Le 18 octobre, un incendie a ravagé ce bâtiment insalubre. Y squattaient, souvent depuis 1999, des familles africaines en situation régulière et payant selon elles « un droit d'occupation » de 75 euros par mois à un huissier pour couvrir les charges des appartements.
Le lendemain de l'incendie, un arrêté préfectoral a interdit l'occupation de l'immeuble jusqu'à nouvel ordre. « La mairie nous a proposé une semaine d'hôtel, mais après ? se demandait hier Nafi, une habitante. On veut un vrai logement. Ou que les travaux, minimes, soient faits pour qu'on puisse se réinstaller ici. » La mairie affirme attendre un jugement d'expropriation pour débuter des travaux.