Le sable de Paris Plages a été livré ce vendredi matin par voie fluviale
Le sable de Paris Plages a été livré ce vendredi matin par voie fluviale - R.LESCURIEUX

« Je suis pour le boycott. Pour le boycott d’une entreprise comme celle-ci. Le sable que nous allons mettre sur les plages porte du sang. On ne peut pas cautionner ça ».

Ce mardi, Danielle Simonnet, conseillère de Paris et coordinatrice du Parti de Gauche, a tenu à réagir en Conseil de Paris sur le partenariat entre la Mairie et l’entreprise Lafarge, qui a, selon les informations du Monde, passé « des arrangements » avec l’organisation de l’Etat islamique en 2013 et 2014 en Syrie. Et qui livre aussi chaque année, le sable de Paris Plages, sur lequel des milliers de Parisiens et de touristes viennent flâner durant l’été.

« Daesh ne pourra être vaincu par les seuls moyens militaires »

Un an après la polémique surl’événement Tel Aviv sur Seine, cette édition de Paris Plages qui débute le 18 juillet fait donc parler d’elle avant son commencement.

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Si les villes de Tunis et de Sousse sont mises à l’honneur cette année - en marque de solidarité après les attentats qui ont frappé ces villes de Tunisie l’an dernier - Danielle Simonnet déplore que dans le même temps « la Ville de Paris réitère son partenariat avec le géant français des matériaux de construction Lafarge, et ce, malgré les révélations du journal Le Monde du 21 juin dernier sur la coopération entre l’entreprise française et le groupe Etat islamique », explique-t-elle dans un communiqué.

Selon elle, « Daesh ne pourra être vaincu par les seuls moyens militaires, mais par des solutions politiques visant à le couper de ses ressources économiques et de ses soutiens socio-politiques ». Appelant à des poursuites et un boycott, elle regrette toutefois d’avoir été la seule conseillère de Paris à voter « contre un tel partenariat inacceptable ».

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