IUT de Saint-Denis: La direction de Paris 13 désavouée, Samuel Mayol relaxé

EDUCATION Mayol a été blanchi mercredi par la section disciplinaire de l’université de Bordeaux des griefs qui lui valaient d’être suspendu de ses fonctions par la présidence de Paris 13…

20 Minutes avec AFP

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IUT de Saint-Denis, google street view

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Le directeur de l’IUT de Saint-Denis, Samuel Mayol, a été blanchi mercredi par la section disciplinaire de l’université de Bordeaux des griefs qui lui valaient d’être suspendu de ses fonctions par la présidence de Paris 13, a-t-on appris lundi de source proche du dossier.

Cette décision, qui constitue un camouflet pour l’ancien président de Paris 13 Jean-Loup Salzmann, ouvre la voie à la réintégration de cet héraut contesté de la laïcité à l’université, en conflit ouvert avec sa hiérarchie depuis plusieurs années.

« Système occulte d’attribution de jours de congés »

Le 10 mars, juste avant de céder son fauteuil de président à Jean-Pierre Astruc, Loup Salzmann avait pourtant reconduit la suspension de Samuel Mayol, assortie d’une interdiction d’accès au campus, jusqu’à la fin des poursuites disciplinaires engagées contre lui.

L’université accusait Samuel Mayol d’avoir favorisé sa femme dans l’attribution d’un marché de formation professionnelle, mis en place un « système occulte d’attribution de jours de congés » mais, surtout, d’avoir introduit des tapis de prière dans le local d’une association étudiante musulmane pour faire croire à l’existence de graves atteintes à la laïcité sur le campus.

« Les faits n’étaient pas établis »

Saisie de ces faits, la section disciplinaire de l’université de Bordeaux a prononcé mercredi la relaxe de Samuel Mayol, selon la décision dont l’AFP a eu connaissance.

Pour trois des griefs -le favoritisme, le « système occulte » de congés et les tapis-, l’université a considéré que « les faits n’étaient pas établis ». Quant au dernier, -un cumul d’activités sans autorisation préalable-, la prescription a joué.

Début mars, un nouveau rapport de l’Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR) sur la crise à l’institut avait brocardé la gestion trop « affective » de M. Mayol tout en critiquant l’université pour n’avoir pas su créer des « relations de confiance » avec l’IUT.

L’IGAENR avait constaté que la suspension de M. Mayol avait permis de rétablir un climat serein dans l’établissement qui s’était trouvé dépassé par une affaire à portée nationale.

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