SUD-PTT ne lâche pas l'affaire. Depuis le 23 avril, le syndicat dépose chaque lundi un préavis de grève. Il dénonce la suppression liée aux réorganisations de « 500 emplois en trois ans », des « pressions commerciales » et réclame une « prime de vie chère » en raison du coût de la vie à Paris. La direction justifie les suppressions de postes par une fréquentation en baisse des bureaux.
Ceux du nord de Paris, où les bénéficiaires de minima sociaux encombrent les guichets en début de mois et où les produits de la boutique font le moins recette, sont les plus touchés par ce conflit. « On nous demande de faire du chiffre d'affaires avec une population en difficulté », se plaint une gréviste, qui dénonce « la casse du service public » et le « stress » des agents. Dans certains bureaux, il arrive qu'un lundi de grève, seul un guichet soit ouvert. Ce qui n'arrange pas l'humeur des clients.