La pollution en Ile-de-France diminue depuis 10 ans, mais  1,5 millions de franciliens restent très exposés.
La pollution en Ile-de-France diminue depuis 10 ans, mais 1,5 millions de franciliens restent très exposés. - HOUPLINE RENARD/SIPA

La pollution atmosphérique francilienne reste stable en 2015 par rapport à 2014. Si on note une légère diminution du dioxyde d’azote, un gaz dangereux, 1,5 million d’habitants restent très exposés, indique l’Association de surveillance de la qualité de l’air en Île-de-France (Airparif), dans un bilan publié ce vendredi.

Ces Franciliens, pour l’essentiel habitants de Paris intra-muros et près des grands axes de circulation, restent exposés à des niveaux de pollution ne respectant pas les valeurs limites françaises. L’association dénonce cinq polluants, dont les taux dépassent toujours la réglementation : dioxyde d’azote, particules (PM10 et PM2,5), ozone et benzène.

Une météo favorable

Par rapport à 2014, les niveaux de particules ont « marqué une stabilité et ceux de dioxyde d’azote sont en légère baisse » décrit le bilan d’Airparif, qui l’explique par « des conditions météorologiques plutôt favorables à la dispersion, à l’exception de la période d’épisodes de pollution de mars » 2015. La douceur de l’hiver à également permis de limiter l’utilisation du chauffage en Ile-de-France.

Pour Airparif, une amélioration serait plus à mettre sur le compte des mesures réglementaires et incitatives de réduction des émissions, que les mesures de réactions aux pics de pollution (transports, efforts demandés aux industriels, normes d’émissions, etc.).

Diminution de 30 % de la pollution en 10 ans

La situation s’est améliorée depuis quelques années. Une étude menée en 2012 à Paris avait montré une diminution de 30 % en 10 ans. Airparif souligne pour autant que « les niveaux de pollution de l’air nécessitent une action immédiate et de proximité ». L’organisme rappelle également que la Loi sur l’air fêtera ses 20 ans en 2016. « Le premier article évoquait pour la première fois le droit à chacun de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé ».

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« Quant à l’ozone, c’est le seul polluant pour lequel les niveaux moyens ont augmenté au cours des dernières décennies », ajoute l’organisme. Une hausse qui s’est stabilisée en 2015. « Son seuil de protection de la santé est dépassé tous les ans dans l’ensemble de la région Capitale, mais de façon plus importante en zone rurale », précise Airparif.

Du mieux en 2016 ?

En 2016, les habituels pics de pollution du printemps ont été moins ressentis que prévu, du fait de la météo : 5 jours de dépassement du « seuil d’information » aux particules PM10 au 1er trimestre, contre onze sur la même période en 2015. « Le seuil d’information » est le premier niveau de gravité d’un épisode de pollution Une courte exposition représente un risque pour les personnes fragiles (personnes âgées, enfants, etc.).

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