Un nouvel accident de mini-moto, dimanche à Gonesse (Val-d'Oise), vient de relancer le débat sur l'utilisation de ces engins. Cette fois-ci, l'incident, au cours duquel deux enfants de 7 et 3 ans ont été blessés, n'a pas eu lieu sur la voie publique mais sur une butte de terre, où se rassemblent régulièrement des conducteurs de deux-roues.
Les deux victimes, deux frères, étaient sur une mini-moto quand elles ont été percutées par un quad. Le plus jeune est dans le coma, mais les deux garçons sont hors de danger. Le conducteur d'une moto, qui a projeté son deux-roues pour éviter de percuter les enfants, a aussi été blessé. Au mois de juin dernier, c'est une fillette de 5 ans qui avait été grièvement blessée après avoir été percutée dans la rue. Et les mini-motos avaient causé deux morts en 2006, et quelque vingt-huit accidents ayant entraîné une hospitalisation entre 2004 et 2005.
La commission de sécurité des consommateurs avait alerté, à la mi-juin, du danger de l'utilisation de ces « pocket bikes ». Conçus pour l'entraînement des futurs champions, ils sont généralement interdits à la circulation sur la voie publique. Depuis mars, leur usage est passible d'une amende de cinquième classe (1 500 euros, le double en cas de récidive), mais plusieurs élus demandent des mesures plus fermes à leur encontre.
Dotées généralement d'un moteur de 50 cm3, elles peuvent dépasser les 50 km/h, et sont aussi responsables de nuisances sonores dont les riverains se plaignent de plus en plus. On en trouve dorénavant à partir de 100 euros sur Internet.
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