Des vidéos de simulation en 3D d'une crue centennale de la Seine et de la Marne ont été produites dans le cadre de l'opération EU Sequana 2016.
Des vidéos de simulation en 3D d'une crue centennale de la Seine et de la Marne ont été produites dans le cadre de l'opération EU Sequana 2016. - Capture d'écran / YouTube

Du 7 au 18 mars l’Ile-de-France aura les pieds dans l’eau : la préfecture de police organise en effet un exercice inédit de gestion de crise appelé Sequana, simulant une crue majeure, avec des exercices de terrain.

« 500km² de territoire sous l’eau »

De l’eau jusqu’aux épaules du zouave du pont de l’Alma, des députés qui se rendent en barque à l’Assemblée nationale : la référence en terme de crue centennale reste celle de en 1910.

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« Une crue centennale sur le même niveau d’élévation du fleuve qu’en 1910, en Ile-de-France se traduirait par 500km² de territoire sous l’eau, 830.000 habitants résidant en zone inondable et plusieurs millions d’habitants dont les conditions de vie seraient dégradées. En terme économique on est sur deux points de PIB en coûts induits », a expliqué à la presse le préfet de police Michel Cadot.

Huit départements seraient inondés, 5 millions d’habitants touchés et on comptabiliserait 40 millions de dégâts.

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« Une chance sur cent dans une année que cela arrive »

« Cet exercice va permettre de réexpliquer aux gens qu’il y a de fortes chances que cela arrive un jour et que collectivement il vaut mieux s’y préparer », a ajouté le préfet Jean-Paul Kihl, secrétaire général de la zone de défense et de sécurité de Paris. « "Au niveau centennal" cela veut dire qu’il y a une chance sur cent dans une année que cela arrive, cela ne veut pas dire que ça arrive tous les cent ans », précise-t-il.

Cinq départements franciliens sur huit participeront à cet exercice européen inédit avec 900 sauveteurs, 150 personnels des forces de police, 40 véhicules étrangers de sécurité civile dont 20 véhicules lourds, quatre hélicoptères.

Quatre pays européens vont y participer : l’Italie, l’Espagne, la Belgique et la République Tchèque viendront sur place avec leurs propres moyens de secours. « C’est surtout un exercice hors norme parce que nous associons plus de 80 partenaires qui sont des partenaires institutionnels mais aussi économiques », souligne Jean-Paul Kihl.

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Le programme

Le scénario prévoit une montée des eau quotidienne de 50 cm. Ainsi 5,5 mètres seront relevés à Paris-Austerlitz le 7 mars, 7,13 mètres trois jours plus tard.

Durant ces quinze jours, plusieurs exercices simulant la montée des eaux, la stabilisation puis la décrue se feront sur table mais d’autres auront lieu en grandeur nature, sur le terrain. Par exemple, la RATP va « emmurer » des stations de métro pour empêcher que l’eau ne s’introduise dans le réseau. Un site d’information grand public se tiendra sur le Champ de mars le dimanche 13 mars.

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