Gilles Poux
Maire (PC) de La Courneuve (Seine-Saint-Denis).
La sécurité des petits commerces dans
les cités est-elle en danger ?
La dégradation urbaine à laquelle nous assistons depuis une vingtaine d'années met les supérettes de plus en plus en difficulté. Dans la cité des 4000 Nord, l'ensemble commercial est en perdition, les locaux sont dégradés. Le tabac-presse a subi plusieurs agressions il y a quatre ou cinq ans par des malfrats qui voulaient emporter la caisse. Mais nous allons bientôt pouvoir attaquer la réhabilitation.
Cette réhabilitation est achevée dans le sud du quartier. La situation y est-elle meilleure ?
Elle s'est nettement améliorée. L'ensemble est sous vidéosurveillance et un PC de sécurité a été créé. Nous n'avons eu à déplorer qu'une petite tentative d'incendie dans l'école de la 2e chance, toute proche.
Quel rôle jouent
ces commerces
dans la vie des quartiers ?
Ils sont un lieu de vie, de rencontre. Ils apportent des services de proximité indispensables. Ce sont de véritables centres de vie sociale. Et grâce à eux, il y a de la lumière au rez-de-chaussée.
Ont-ils du mal à survivre ?
Désormais, les habitants vont faire leurs courses dans les supermarchés et ne se servent des supérettes qu'en complément. Beaucoup d'entre elles ont des problèmes de chiffre d'affaires. Elles ne survivent que parce qu'elles se trouvent en zone franche.