Photo prise le 12 janvier 2016 de l'immeuble où vivait Alain Ghozland, conseiller municipal retrouvé mort à Créteil.
Photo prise le 12 janvier 2016 de l'immeuble où vivait Alain Ghozland, conseiller municipal retrouvé mort à Créteil. - AFP

Deux jeunes hommes ont été présentés lundi à la justice en vue de leur possible mise en examen pour « homicide volontaire » après le meurtre du conseiller municipal de Créteil Alain Ghozland, a-t-on appris de source judiciaire.

Arrêtés samedi matin, les deux suspects, âgés de 21 et 23 ans et déjà connus de la justice, « ont nié en garde à vue toute implication » dans le décès de l’élu, retrouvé mort asphyxié le 12 janvier à son domicile dans cette ville du Val-de-Marne en banlieue parisienne, a-t-elle ajouté.

« Sous bracelet électronique »

« Les éléments sur leur implication reposent sur des identifications de trace biologique, la téléphonie et le recoupement de témoignages », a cependant précisé cette même source.

Une information judiciaire pour « homicide volontaire », « vol avec violence » en réunion et « séquestration » a été ouverte par le parquet de Créteil. Le placement en détention provisoire des deux suspects, qui devraient se voir notifier leur mise en examen dans la journée, a été requis.

Le plus âgé, déjà condamné pour vols aggravés, « se trouvait sous bracelet électronique », un aménagement de peine après un cambriolage. Le plus jeune a été condamné à une reprise pour vol avec violence.

Mort par asphyxie

Le corps de ce conseiller municipal Les Républicains, âgé de 73 ans, avait été découvert le 12 janvier à son domicile par son frère, qui s’inquiétait de ne pas l’avoir vu à la synagogue la veille.

« La porte d’entrée ne présentait pas de traces d’effraction, l’appartement avait été entièrement fouillé et des effets personnels avaient été dérobés », a souligné la source judiciaire. Le véhicule de la victime avait également disparu, avant d’être retrouvé « quelques heures plus tard » à Créteil. L’autopsie a révélé que l’élu était mort par asphyxie.

Alain Ghozland, élu à Créteil depuis 1995, était également une personnalité connue de la communauté juive de la ville. « De façon manifeste, des éléments accréditent la piste crapuleuse », a précisé la source judiciaire. « L’enquête devra faire toute la lumière sur le ou les mobiles, ainsi que sur d’éventuels complicités. » La Brigade criminelle de Paris a été chargée de l’enquête.

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