En 2014, les vélos ont grappillé du terrain sur les voitures, note l'observatoire 2014 des déplacements à Paris.
En 2014, les vélos ont grappillé du terrain sur les voitures, note l'observatoire 2014 des déplacements à Paris. - AFP PHOTO PHILIPP GUELLAND

Plus de vélos, moins de voitures. Le bilan des déplacements dans la capitale en 2014 est sorti ce vendredi. L’étude, qui court sur 56 pages, est particulièrement fouillée et va jusqu’à classer les lignes de bus les plus fréquentées, mesurer les flux piétons place de la Bastille ou se pencher sur l’évolution du trafic fluvial dans les ports parisiens. 20 Minutes a retenu cinq informations qui valent le détour.

De moins en moins de voitures…

C’est l’un des principaux enseignements de ce bilan des déplacements 2014 dans la capitale. La circulation automobile dans Paris intra-muros, mesurée grâce à des capteurs placés sous les grands axes de la capitale, est en baisse de 4 % par rapport à 2013. Ce résultat confirme une tendance à la baisse engagée dès 2001. Depuis cette année référence, le trafic automobile dans la capitale a baissé de 30 %.

S’il y a moins de voitures, ce n’est pour autant qu’elles roulent plus vite ! La vitesse moyenne enregistrée sur les axes dotés de capteurs est de 15,2 km/h. Exactement comme en 2013. Comme en 2013 également, l’observatoire des déplacements de Paris a enregistré la plus forte circulation automobile en juin 2014 (+ 7 % par rapport à la moyenne annuelle) et la plus faible en août (-22 %).

De plus en plus de vélos

Le nombre de cyclistes comptabilités sur les pistes cyclables a bondi de 8 % en 2014 par rapport à 2013. Vélib' aussi a profité de cet engouement pour la bicyclette en 2014: l’étude comptabilise ainsi 39,5 millions de déplacements en Vélib' en 2014. C’est 13 % de plus qu’en 2013. Le nombre d’abonnements longue durée (1 an) s’est établi aussi à 285.830 cette année-là, soit 11 % de plus par rapport à 2013.

Résultat des courses : les déplacements à bicyclettes représentent désormais 4 % de l’ensemble des déplacements parisiens (contre 3 % en 2013).

Trois milliards de voyages en transport en commun

Les transports en commun aussi se sont affichés en hausse en 2014. Le métro a enregistré à lui seul 1,526 milliard de voyages en 2014. Un chiffre en progression de 0,4 % par rapport à 2013. 474 millions de voyages ont été réalisés sur les RER A et B (+1,1 %), 433 millions de voyages sur le réseau bus et tramway de la capitale (+ 6,7 %). Seuls les réseaux du Transilien SNCF (-0,3 %) et Orlyval (-1,8 %) affichent une fréquentation en baisse.

 

Graphique extrait du bilan 2014 des déplacements à Paris.

 

Imbattable gare du Nord

Gare du nord, Saint-Lazare, Gare de Lyon et Montparnasse… Les quatre grandes gares SNCF de la capitale, par où passent également des lignes de métro et de RER, sont celles qui génèrent le trafic annuel le plus élevé. Supérieur même à chaque fois à 30 millions de voyages rien que pour le métro. La gare du Nord est en tête de tous les classements avec 51,3 millions de voyageurs entrés dans la station de métro, 48,2 millions de voyageurs dans la gare RER et 316.776 voyageurs dans la gare transilien.

A noter que Châtelet disparaît du top 10 des stations de métro les plus fréquentées au profit de la station des Halles qui a accueilli 18 millions de voyageurs en 2014.

Moins d’accidents… mais plus de blessés graves

6.526 accidents de la circulation ont été enregistrés à Paris en 2014, contre 6.653 en 2013 (-2 %). Même tendance à la baisse pour le nombre de victimes qui est passé de 7.643 en 2013 à 7.548 en 2014 (-1 %). Des baisses légères mais on est loin de 2007, année pour laquelle 8.264 accidents et 9.908 victimes avaient été recensés à Paris.

Mais une baisse des accidents ne se traduit pas forcément par une baisse des blessés graves (victime nécessitant plus d’un jour d’hospitalisation). C’est même le contraire qui s’est produit en 2014 avec 647 blessés graves sur l’année, soit 6 % de plus qu’en 2013 et 39 tués, dix de plus qu’en 2013 (+34 %).

 

Graphique extrait du bilan 2014 des déplacements à Paris.

 

Mots-clés :