Paris participera bien au financement du Fonds vert des Nations unies pour le climat. Anne Hidalgo, la maire de Paris, a promis mercredi d’y allouer 1 million d’euros d’ici 2020, faisant alors de la ville la première collectivité au monde à participer directement à son financement.

Insuffler la mobilisation des autres collectivités

Annoncée à la Cop 15 de Copenhague en 2009, mais opérationnel depuis quelque temps seulement, ce fonds vert pour le climat est à voir comme le bras armé des Nations unis pour financer des projets qui visent à réduire les émissions de gaz à effets de serre dans les pays en développement. Comme la protection des zones humides au Pérou, le déploiement d’un réseau d’alerte aux crues au Malawi ou encore le développement d’infrastructures résistantes aux perturbations climatiques au Bangladesh, pour citer quelques-uns des huit premiers chantiers que financera ce fonds.

Le programme était jusque-là doté d’un peu plus de dix milliards de dollars, apportés pour l’essentiel par les états qui comptent parmi les plus riches de la planète. Une somme insuffisante quand on sait que les besoins des pays en voie de développement sont estimés à 350 à 450 milliards de dollars par an. D’où l’entrée en scène des grandes villes du monde. Avec ce chèque d’1 million d’euros, Paris veut insuffler la mobilisation des collectivités. Anne Hidalgo encouragera ses homologues à faire de même lors du Sommet des élus locaux pour le climat qui démarre ce vendredi, à l’hôtel de ville de Paris, en marge de la Cop 21.

Décevant au regard des sommes investies sur les JO ?

« C’est un premier pas encourageant, remarque David Belliard, co-président du groupe des élus écologistes au conseil de Paris. Il reste désormais à voir ce que les autres villes seront prêtes à mettre au pot. En mars au conseil de Paris, notre groupe avait demandé la création de ce fonds vert des collectivités. Nous sommes forcément heureux que cela débouche sur du concret. »

Mais l’élu tique toutefois sur la somme investie. « Nous aurions souhaité que l’engagement de la ville soit supérieur à 1 million d’euros. En comparaison, elle déboursera 10 millions d’euros pour porter sa candidature aux JO de 2024. C’est un projet moins prioritaire à nos yeux. »

Mots-clés :