Paris aura cette année sa première Oktoberfest, du 8 au 18 octobre, porte de la Villette. (Sampics / Stefan Matzke)
Paris aura cette année sa première Oktoberfest, du 8 au 18 octobre, porte de la Villette. (Sampics / Stefan Matzke) - Photo DR

C’est une absence qu’il était temps de combler. Cet automne, Paris accueillera la première Oktoberfest de son histoire. Du 8 au 18 octobre à la porte de la Villette, un événement pour lequel il reste déjà plus beaucoup de places.

Et pour cause. L’Oktoberfest, qui célèbre la bière chaque automne à Munich, est la plus grande fête populaire au monde. « Depuis de longues années, elle a des ramifications un peu partout dans le monde, raconte Ralph Schneider, Allemand exilé à Paris depuis 22 ans. Au Vietnam, au Cambodge, à Sydney, et surtout au Brésil et même à Cincinnati (Etats-Unis) où les rassemblements attirent plusieurs centaines de milliers de personnes. »

Mais à Paris, absolument rien. « Quand on sait les liens qui unissent la France et l’Allemagne, c’est fou, déplore Ralph Schneider. La première délocalisation de l’Oktoberfest aurait dû avoir lieu à Paris. »

Paris et toutes ses difficultés

Qu’à cela ne tienne, Ralph Schneider a réussi son pari. Pendant dix jours, il plantera un chapiteau de 1.200m² où la bière coulera à flot. Pas autant qu’à Munich, certes, où les sept millions de visiteurs de l’an dernier ont ingurgité près de six millions de litres de bières.  Mais n’en demandez pas trop aux organisateurs de cette Oktoberfest parisienne. « Nous avons eu toutes les peines du monde à mettre sur pied l’événement, précise Ralph Schneider. Voilà un an et demi qu’on en parle. Et puis à Paris, tout est plus compliqué et plus cher qu’en Allemagne. » Le Franco-allemand a même du se résoudre de travailler avec la mairie. « C’était trop de contraintes », explique-t-il seulement en n’excluant toutefois de travailler avec eux pour les prochaines éditions.

En attendant, c’est vers la SNCF que le comité organisateur s’est tourné. L’entreprise est membre  de la chambre de commerces franco-allemande et dispose de terrains et bâtiments vides à Paris qu’elle met parfois à disposition pour des événements culturels. Une aubaine pour Ralph Schneider qui donne du coup rendez-vous au 20 avenue de la porte de la Villette.

6.000 verres d’1 litre venu d’Allemagne

Et il y aura de quoi s’amuser et l’ambiance sera authentiquement bavaroise, promet Ralph Schneider. L’homme a eu le souci du détail allant jusqu’à faire venir 6.000 verres d’un litre d’Allemagne. « Il n’y a qu’outre-rhin qu’on trouve cette contenance », explique-t-il. La musique, elle, a été confiée à des meilleures fanfares d’Allemagne, qui existe depuis 30 ans et qui a d’ailleurs déjà participé à l’Oktoberfest de Munich. »

Chaque soir, il faudra aussi regarder de près le French cancan bavarois, une chorégraphie que Ralph Schneider a fait préparer spécialement pour l’Oktoberfest de Paris, ou encore le Masskrugstemmen, jeu typique de la fête qui  consiste à réunir les plus costauds dans la salle et de leur faire tenir le bras tendu au-dessus d’une ficelle un verre de 1 litre rempli de bière. « Le dernier qui touche la ficelle a gagné », explique Ralph Schneider.

15.000 litres de bières à boire en dix jours ?

Les organisateurs espèrent entre 10.000 et 12.000 visiteurs sur les dix jours et ont prévu d’écouler 15.000 litres de bières. Petit bémol : la fête ne mettra pas en avant de bière locale. A tout dire, on ne pourra y boire que de la Paulauner, la bière munichoise qui livre la moitié des 6 millions de bières consommées lors de la vraie Oktoberfest.

Le deuxième bémol, c’est qu’à Paris, l’Oktoberfest sera payante avec un premier prix de 35 euros, comprenant 15 euros de consommation. « Il reste déjà plus beaucoup de places », prévient Ralph Schneider. 

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