Nouveau préfet de police, nouveau style. Hier, Michel Gaudin, proche de Nicolas Sarkozy et fraîchement nommé à la tête de la préfecture de police de Paris, assistait à son premier Conseil de Paris, à la droite de Bertrand Delanoë. Et il semble vouloir durcir la politique de répression dans la capitale. Son premier objectif sera d'avoir « plus d'efficacité contre la délinquance » et de lutter « contre les trafics de drogue ».
Interrogé sur les arrestations de sans-papiers, il a rétorqué qu'il n'avait « pas à réagir sur le caractère bienveillant ou non des opérations » et que les descentes de police avaient un « impact dissuasif » sur la délinquance. Il compte sur « une présence policière renforcée pour les contrôles d'identité, les débits de boisson et dans les véhicules ». Michel Gaudin est également ferme sur le dossier de la circulation. « Les services de police seront particulièrement attentifs à la mise en oeuvre de l'application du Code de la route. Il faut conduire une politique répressive envers les voitures mais aussi les deux-roues motorisés, les cyclistes et les piétons. »
Interrogé par 20 Minutes à la sortie du Conseil, le préfet de police confiait qu'il comptait aussi sur des mesures au niveau national pour développer la vidéosurveillance dans les rues de la capitale. « Il n'y a pas un jour qui passe sans qu'un vol à l'arraché s'élucide grâce à ces technologies. Il faut mettre l'accent dessus pour obtenir de meilleurs taux d'élucidation, dans les quartiers où il y a des risques de délinquance. » Selon lui, « Paris est sous équipé par rapport à des villes comme Londres ».
Le dossier du terrorisme lui tient également à coeur. « Les menaces sur Paris n'ont pas disparu. Lorsque l'on entend le numéro deux l'Al-Qaida ou les représentants du GSPC algérien, nous sommes considérés comme des cibles principales. Nos plans de lutte contre le terrorisme sont en chantier et seront terminés à l'automne. Nous avons mené des exercices importants sur le risque NRBC [nucléaire, radiologique, biologique, chimique] ».