Les responsables de la police soulignent que seules deux personnes de la direction de la police générale (DPG), sur les 1 100 que compte le service, sont mises en cause. Mais ce n'est pas la première fois que des fonctionnaires de la DPG se retrouvent impliqués dans une affaire de trafic présumé de titres de séjour. Cinq personnes, dont un policier et deux employés de la DPG, ont été mises en examen vendredi soir et samedi dans le cadre de cette nouvelle affaire, qui a débuté en janvier après l'ouverture d'une commission rogatoire par la juge parisienne Michèle Ganascia, pour « corruption active et passive et trafic d'influence. »
La justice soupçonne certains fonctionnaires de se livrer, au sein de la préfecture de police de Paris, à un trafic de faux documents et de cartes de séjour. Ils sont soupçonnés d'avoir reçu des cadeaux contre la délivrance de faux papiers. Depuis mercredi, les enquêteurs de l'inspection générale des services ont placé en garde à vue et entendu plusieurs fonctionnaires du service, dont le directeur Yannick Blanc, 52 ans. Celui-ci a indiqué vendredi soir qu'« aucune charge n'est retenue » contre lui. Yannick Blanc avait déclenché, en juillet 2006, une polémique en annonçant que « plusieurs milliers de familles » sans papiers seraient « régularisées », avant que le ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy, lui inflige un cinglant démenti.