Quinze personnes étaient toujours en garde à vue hier en fin d'après-midi, après les affrontements survenus lundi soir place de la Bastille (11e). Essentiellement des militants d'extrême gauche, selon la préfecture de police de Paris. Sur les vingt personnes placées en tout en garde à vue, cinq ont été relâchées dans
la journée. Le bilan de la soirée est essentiellement matériel : un policier a été légèrement blessé, huit voitures et deux-roues incendiés, deux magasins pillés et dix-sept vitrines cassées.
Hier, le maire de Paris Bertrand Delanoë a appelé « chacun au plus grand calme et au renoncement à toute forme de brutalité » et a dénoncé les « violences » lors des manifestations anti-Sarkozy. « Ces comportements n'ont rien à voir avec l'expression des convictions », a-t-il souligné.
Vers 20 h 30 lundi, quelque cinq cents jeunes, dont certains criaient « Sarko, facho ! », s'étaient rassemblés place de la Bastille, avant d'aller manifester rue de la Roquette. Arrivée boulevard de la République, la manifestation s'est dispersée, mais deux cents personnes sont retournées à la Bastille. Des jets de projectiles sur les forces de l'ordre auraient alors commencé. Des casseurs auraient ensuite brisé des vitrines et renversé poubelles, motos et scooters sur leur passage. Plus de deux cents personnes ont été interpellées au cours de la manifestation. Déjà, dimanche soir, des affrontements étaient survenus à l'annonce du résultat de la présidentielle.
Hier soir, la place était
toujours sous haute surveillance policiaire.