La plateforme "Madame la maire j'ai une idée" dépassera sans aucune difficulté la barre des 4.000 projets soumis par les Parisiens à l'occasion de la deuxième édition du budget participatif
La plateforme "Madame la maire j'ai une idée" dépassera sans aucune difficulté la barre des 4.000 projets soumis par les Parisiens à l'occasion de la deuxième édition du budget participatif - Franck LODI/SIPA

Les Parisiens ont jusqu’à dimanche pour dépasser le cap des 4.000 projets déposés. Mais la plateforme «Madame la maire j’ai une idée» affiche d’ores et déjà au compteur 3.884 idées. Celles soumises par les Parisiens dans le cadre du deuxième volet du budget participatif de la ville.

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Dans le lot, forcément, il y a de tout. «De grandes idées, peut-être encore un peu floues, et d’autres projets très précis», relève Pauline Veron, adjointe d’Anne Hidalgo en charge des questions relatives à la démocratie locale. Dans le lot, il y a aussi des idées originales qui décrochent des sourires. 20 Minutes vous propose son top 5.

A bas les pavés. L’ennemi numéro 1 du cycliste parisien? «Les pavés», juge visiblement «Xavier à vélo». Alors pour se venger, le Parisien a une idée bien radicale: «Pour être une ville où le vélo serait le bienvenu, Paris doit exterminer ces pavés pour que la chaussée soit accessible à tous et pas seulement aux voitures et aux camions», écrit-il. Tous les pavés? Dans sa présentation, «Xavier à vélo» semble parler uniquement des pavés de la place du Carroussel et du pont du même nom, à deux pas de la pyramide du Louvre. Ouf!

Une journée sans pub. MorganeR propose une journée pour commencer. Il s'agirait de remplacer toutes les publicités qui parsèment Paris, des abris-bus aux panneaux dédiés, par des reproductions d'œuvres d'art. «Plus une seule pub dans la ville et de l'art partout sans rentrer dans un musée», résume Morgane R. Pas bête, non?

Un crieur public d'un genre particulier. Ce projet-là, c'est le JDD qui l'a repéré. Il est signé Namisixty. Son idée tient en une phrase: il s'agit de «restaurer le rôle du crieur public grâce à une plateforme multimédia et un robot construit exprès pour ça!» Namisixty propose alors d'installer des robots crieurs sur l'espace public à des endroits de passage et de convivialité. Ces derniers se chargeraient de lire les messages mis en ligne par ceux qui le souhaitent sur la fameuse plateforme. Namisixty a visiblement tout prévu puisqu'il précise que ces messages seraient modérés par un intervenant extérieur. Et pas un robot cette fois-ci.

Des urinoirs féminins au canal Saint-Martin. L'égalité homme/femme doit aussi passer par là, il n'y a pas de raison. Puisque les hommes ont leur urinoir éphémère l'été, le long du canal Saint-Martin et du bassin de la Villette, Margzus propose de réparer l'injustice en instaurant des urinoirs pour femmes aux mêmes endroits. Si, si, cela existe. Ils ont même déjà été testés dans des concerts et festivals au Danemark, raconte Margzus, qui joint une photo à ses écrits. Ces urinoirs féminins peuvent accueillir jusqu'à quatre personnes simultanément.

Des parapluies partagés. Allez, terminons par l'idée sans nul doute la plus mignonne proposée dans le cadre de ce deuxième budget participatif. C'est Pauline Veron, elle-même qui l'a dénichée. Son nom dénote déjà toute sa poésie: «Un petit lien de parapluie». Dans ce projet, Palmyre propose de nouer un ruban autour des parapluies des Parisiens les plus partageurs. Ce petit ruban signalerait alors que le propriétaire du parapluie accepte qu'un inconnu qui en est dépourvu face quelques pas au sec avec lui. «Peut être trouveriez vous un appart, un job, un cuisinier, une nounou, un mari et pourquoi pas un ami», imagine Palmyre. 

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