Une joyeuse bande de lève-tôt taille un costard à Sarko

MANIFESTATION De bonne heure et de bonne humeur. A 6 h 30, hier matin, ils étaient une centaine de représentants...

Michaël Hajdenberg

— 

Tambours, trompette, casseroles, boîte de conserve : tout est bon pour faire du bruit et  «dénoncer le danger Sarkozy» sur le ton de l’humour.

Tambours, trompette, casseroles, boîte de conserve : tout est bon pour faire du bruit et  «dénoncer le danger Sarkozy» sur le ton de l’humour. — S. ORTOLA / 20 MINUTES

De bonne heure et de bonne humeur. A 6 h 30, hier matin, ils étaient une centaine de représentants de la « La France qui se lève tôt » à se demander si « elle se réveillera à temps ». L'objectif : « Dénoncer le danger Sarkozy » sur le ton de l'humour. « Les grandes manifs, ça fait peur aux gens et ça renforce l'UMP », estime Jean-Baptiste, un étudiant en hôtellerie de Meudon (Hauts-de-Seine) qui, debout depuis 5 h du matin, est venu « pour la démocratie et contre une France à la Berlusconi ». Tambours, trompette, casseroles, boîte de conserve : tout est bon pour faire du bruit et « réveiller la France avant qu'il ne soit trop tard ».Hier, le point de départ du défilé était un café de la rue Montmartre, où Jean Jaurès, le nouvel ami de Nicolas Sarkozy, fut assassiné en 1914. « Sarkozy fait semblant de défendre les classes populaires. Jaurès, c'est le symbole de sa démagogie, de ses mensonges. En réalité, il est le candidat des nantis, des boursicoteurs, des gens qui payent l'ISF. Il y a seulement 2 % de logements sociaux à Neuilly », dénonce Manuel, un des organisateurs, et assistant parlementaire d'un sénateur Vert.Dans ce quartier de bureaux, un gardien d'immeuble ouvre les yeux et sa porte : « Vous avez raison : chacun fait sa vie et se lève quand il a envie. On paye déjà assez de charges comme ça. » Sur son vélo, Elodie porte une affiche avec la photo de Nicolas Sarkozy et le slogan : « C'est à cette heure-ci que tu te lèves feignasse. » Comme beaucoup, elle a de petits yeux. Et comme beaucoup, en marchant avec le cortège vers la place de la République, elle peste gentiment contre ses amis qui « ont dû se démotiver au réveil » malgré ses promesses de leur offrir des croissants. La prochaine fois, peut-être ? Ludo y croit, et interpelle un pote qui part au boulot : « Eh ! t'as un truc prévu vendredi à 5 plombes du mat' ? »

 

Mots-clés :

Aucun mot-clé.