Les trois gros candidats récoltent 87 % des suffrages ! Sarkozy et Royal arrivent chacun en tête dans dix arrondissements tandis que le FN ne recueille que 4,58 % des voix.L'UMP en force : 35,07 % Le candidat UMP cartonne dans ses fiefs de l'Ouest (jusqu'à 64 % dans le 16e), et vire en tête dans le 4e. Pour Françoise de Panafieu, candidate UMP à la Mairie, « un signal a été envoyé : Paris n'est pas une ville de gauche ». Satisfaite de ces électeurs « qui ne descendent pas dans la rue mais se font entendre lors des élections », elle espère récupérer lors des législatives la première circonscription.Le PS veut y croire : 31,75 % Le Parti socialiste parisien se targue d'être le sixième département de France à avoir le plus voté Royal. Pour la première fois dans le cadre d'une présidentielle, le PS se porte très légèrement en tête dans le 12e (32,1 % contre 32), un arrondissement clé lors des prochaines municipales. « C'est un symbole », juge la maire Michèle Blumenthal. Selon Jacques Bravo, maire PS du 9e, le bloc des gauches atteint 37 % contre 40,5 % pour la droite. « On a deux points à leur prendre. C'est jouable. »L'effondrement des Verts : 1,53 % Les Verts passent de 7,9 % en 2002 à 1,8 %. Avec une pointe à... 2,1 % dans le 2e, dont le maire est Vert. « Ils avaient un électorat plus centriste que Delanoë et ils l'ont perdu par dogmatisme, par leur dérive gauchiste », juge Patrick Bloche, premier secrétaire PS de la fédération de Paris. Pour Françoise de Panafieu, qui souligne que le PC s'est aussi effondré (1,2 %), « le désaccord sur la politique de circulation a amplifié le désaveu national des Verts ».L'incertitude UDF : 20,1 % Ces électeurs feront la différence. « Et je ne sais pas qui ils sont », avoue Michèle Blumenthal. Le PS prévoit de labourer les 1er, 2e, 3e, 4e, 9e et 15e arrondissements, d'ici au second tour. Car selon Jacques Bravo, « dans les quartiers plus populaires, beaucoup d'électeurs UDF ne veulent surtout pas de Sarkozy ». Réalité ou propagande ?