Paris: Grève dominicale dans les stades et piscines, un mouvement sans fin?

GREVE Une réunion est prévue ce jeudi à l'hôtel de ville pour évoquer une sortie de crise...

Fabrice Pouliquen

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Le 25 fevrier 2013. Le mouvement de greve se poursuit chez les maitre-nageurs dans les piscines municipales parisiennes, comme ici a la piscine Armand Massard a Montparnasse. Leur fonctionnement est regulierement affecte le matin de 7h a 8h mais aussi sur le temps de la natation scolaire.    // PHOTO : V. WARTNER / 20 MINUTES

Le 25 fevrier 2013. Le mouvement de greve se poursuit chez les maitre-nageurs dans les piscines municipales parisiennes, comme ici a la piscine Armand Massard a Montparnasse. Leur fonctionnement est regulierement affecte le matin de 7h a 8h mais aussi sur le temps de la natation scolaire. // PHOTO : V. WARTNER / 20 MINUTES — VINCENT WARTNER / 20 Minutes

C’est une grève qui s’éternise et pas sûr que la réunion prévue ce jeudi à 14h, à la mairie de Paris, permette une sortie de crise. Depuis le 23 février, les agents de la Direction de la jeunesse et des sports (DJS) réclament une revalorisation de leur prime dominicale. «De 44 euros actuellement à 180 euros», explique Xavier Monrose, délégué Force ouvrière (FO) à la DJS. C’est ce syndicat qui avait déposé le premier préavis de grève avant d’être rejoint, courant mars, par une intersyndicale composée de la CGT, de Supap/FSU, SUD.

Pas que dans les piscines

Et le mouvement ne s’essouffle pas. «Une vingtaine des 38 piscines de la capitale était encore fermée dimanche dernier, détaille Xavier Monrose. C’est le cas en moyenne chaque semaine.» Et il n’y a pas que les piscines. «Il arrive aussi que certains grands équipements sportifs de la ville soient impactés, indique Emmanuel Grégoire, adjoint à la maire de Paris en charge des ressources humaines. Des gymnases ou des stades.»

Emmanuel Grégoire dit être particulièrement ennuyé par ce conflit social. «D’abord parce qu’il est préjudiciable autant pour les agents de la ville que pour les Parisiens. L’autre souci est que nous n’avons pas réussi à faire de la pédagogie sur la méthode.»

La nécessité d’un dialogue inter-service

L’adjoint d’Anne Hidalgo explique en effet que la valorisation salariale demandée par les agents grévistes concerne juridiquement plusieurs services. «Appliquer cette prime aux agents travaillant le dimanche au sein de la DJS nécessiterait de l’appliquer aux autres agents de la ville de Paris travaillant le dimanche, résume Emmanuel Grégoire. Cela implique de négocier avec l’ensemble des directions et l’ensemble des syndicats concernés.»

La réunion prévue ce jeudi à l’hôtel de Ville, tentera de nouveau de faire entendre ces arguments.Emmanuel Grégoire et Jean-François Martins, l'adjoint d'Anne Hidalgo en charge des sports, devraient demander aux agents grévistes de lever le mouvement et promettre une grande consultation à la fin du semestre 2015. Pas sûr que la proposition convienne aux syndicats. «Nous attendons du concret lors de cette réunion, glisse Xavier Monrose. Si c’est pour reporter le problème à fin juin, ce n’est pas la peine de nous inviter.»