Une semaine après la mort du gardien de la paix Reynald Caron à la foire du Trône à Paris (12e), la confusion règne toujours autour de l'enquête. Après l'interpellation, vendredi, de quatre adolescents d'Evry (Essonne), le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, annonçait que le principal suspect avait « reconnu avoir poussé Reynald Caron ». Deux jours auparavant, le magistrat avait expliqué que la victime pourrait avoir été victime d'un « effet de foule ».Vendredi soir l'adolescent, âgé de 15 ans, était mis en examen pour « coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Tout au long du week-end, ses deux avocats se sont efforcés de contester les nouvelles déclarations du procureur. « La thèse de l'accident, qui a toujours primé jusqu'à l'arrestation de ce jeune, reste encore la plus vraisemblable », ont expliqué dans
un communiqué Jean-Christophe Tymoczko et Antony Le Goff. Ce dernier ajoute que l'adolescent « nie avoir poussé le policier sous la nacelle ». Mais selon le procureur, les aveux du jeune homme « ont été corroborés par de nombreux témoignages » et par des membres de sa famille ayant indiqué qu'il s'était vanté d'avoir poussé le policier. Interrogés samedi, le père, la tante et la belle-mère du suspect ont nié avoir reçu de telles confidences.Lundi dernier, vers 21 h, cinq policiers étaient intervenus à la suite d'une rixe à l'entrée du manège Le Maxximum. Reynald Caron avait chuté après une bousculade, et une nacelle du manège l'avait percuté.