Affaire Rampal: la justice s’explique

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Publié le 24 mars 2007.

PARIS – La mise en garde à vue de l’institutrice était «conforme à la loi», indique le procureur...

La justice s'est expliquée samedi sur les conditions de l'interpellation houleuse d'un sans-papier aux abords d'une école maternelle du quartier parisien de Belleville (XIXe arrondissement) et de la garde à vue de la directrice de l'établissement.

Alors que cette mesure a été vivement critiquée à gauche et par le monde enseignant –qui appelle à un rassemblement devant le rectorat de Paris, lundi à 18 heures– le parquet de Paris a indiqué samedi qu'elle était "conforme à la loi" et "nécessaire à l'audition" de la directrice de l’école, Mme Boukobza, ainsi qu'à la confrontation de sa version des faits avec celle des policiers.

«Dans le cadre des réquisitions du parquet»


Concernant l'interpellation du Chinois sans papiers, "les policiers ont agi dans le cadre de réquisitions du parquet sur les étrangers (en situation irrégulière, ndlr) et le port d'armes prohibées qui prévoyaient des contrôles d'identité mardi entre 16H30 et 18H30" dans ce secteur, a déclaré le procureur adjoint à l'AFP. D’après lui "rien n'indique que la police se soit rendue dans un débit de boissons parce qu'elle pensait y trouver des personnes en situation irrégulière qui attendaient la sortie d'enfants d'une école", a-t-il ajouté.

Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, avait estimé vendredi "inacceptable d'organiser des formes d'embuscades près des établissements scolaires".Face à la polémique naissante, le ministère de l'Intérieur avait rappelé vendredi aux préfets, via un télégramme, qu'aucune mesure d'éloignement d'étrangers sans papiers ne devait donner lieu à des interpellations dans les écoles où à leur proximité.

Quant au placement en garde à vue de Mme Boukobza, il relève d'"une décision judiciaire", a précisé Nicolas Sarkozy depuis la Martinique où il était en déplacement de campagne. Le syndicat Alliance (deuxième syndicat de gardiens de la paix) s'est déclaré samedi "scandalisé et choqué" par les "accusations" portées contre les policiers. Il a demandé au ministère de "déposer plainte contre les auteurs des accusations diffamatoires", sans préciser à qui il faisait allusion.
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