Taxe sur les poids lourds: «Une mesure qui va dans le bon sens» pour Airparif

POLLUTION Les poids lourds sont responsables de 7% de la pollution aux particules fines émanant du trafic routier francilien...

Oihana Gabriel

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Paris le 28 mars 2012. Circulation automobiule sur le boulevard peripherique de Paris. Panneau de signalisation Risque pollution a Paris. Bouchons. Embouteillages. Circulation voitures dense.

Paris le 28 mars 2012. Circulation automobiule sur le boulevard peripherique de Paris. Panneau de signalisation Risque pollution a Paris. Bouchons. Embouteillages. Circulation voitures dense. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Peut mieux faire. L’annonce dimanche d’une nouvelle taxe sur les poids lourds qui empruntent le périphérique n’a pas tardé à faire réagir.

Le dispositif tel qu'il sera présenté les 29 et 30 septembre au Conseil de Paris se découpe en deux parties: une première «marche à blanc» dès le 1er octobre, avec activation du système mais «on ne fait pas payer» et la mise en œuvre définitive à partir du 1er janvier 2015. La taxe, qui ne touche que les camions de plus de 3,5 tonnes, s'élèvera en moyenne à 0,13 euros par kilomètre et devrait rapporter cinq millions d'euros par an à Paris.

Une mesure qui vise à encourager les poids lourds à contourner la capitale très polluée. Et qui vient de connaître la semaine dernière un épisode de pollution aux particules fines.

Les poids lourds, de gros pollueurs

Pour Airparif, «il ne s’agit pas d’une vraie révolution, mais cette mesure va dans le bon sens».  L’agence de surveillance de la qualité de l'air rappelle que 20 crèches, 32 écoles, 11 collèges, 13 lycées, 2 hôpitaux et 27 stades se trouvent à proximité de la rocade. Et que 100.000 personnes vivent près du périphérique et souffrent donc de la pollution sonore et atmosphérique. Dont les poids lourds sont en grande partie responsables. «Les poids lourds représentent 5% des kilomètres parcourus mais 7% de la pollution aux particules fines et 30% des émissions d'oxyde d'azote.» Aucune étude n’a évalué l’impact de cette taxe sur l’amélioration de l’air francilien. Et Airparif de souligner qu’un arrêté préfectoral prévoit qu’en cas d’épisode de pollution, les poids lourds doivent déjà contourner la capitale par la Francilienne.

>> Le plan de la Mairie de Paris contre la pollution en cinq points

L’UMP défend les Zapa

Le groupe UMP au Conseil de Paris a dénoncé dimanche dans un communiqué le retard pris dans la capitale sur ce dossier. Anne Hidalgo «tente aujourd'hui de passer pour l'initiative d'une mesure qu'elle a d'abord contestée», écrivent les élus d'opposition, pour qui la solution a été «initialement conçue par Nathalie Kosciusko-Morizet lorsqu'elle était ministre de l'Ecologie».

«Et pendant ce temps, on ne parle pas de la ZAPA», des zones restreintes, interdites aux véhicules les plus polluants, que voulait expérimenter la droite à l'issue du Grenelle de l'environnement, poursuit le communiqué.

«La maire de Paris, après avoir appelé à "zapper les zapa" pour finalement en reconnaître les bienfaits en mai dernier devrait la proposer au prochain Conseil de Paris. Elle trouverait les élus du groupe UMP pour la voter», conclut le document.