INTERVIEW – Christophe Grébert, le blogueur de Monputeaux.com, retrouve jeudi les Ceccaldi-Raynaud pour..
En septembre dernier, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, députée-maire UMP de Puteaux (Hauts-de-Seine), et son père Charles, ancien sénateur UMP et ex-maire de la ville,
avaient été condamnés (1) respectivement pour diffamation et complicité, pour «avoir insinué que
Christophe Grébert», blogueur et opposant socialiste, «avait des penchants pédophiles». Alors que la 8e chambre de la Cour d’Appel de Versailles examine leur appel jeudi en fin d’après-midi, Christophe Grébert revient sur
son opposition au «clan Ceccaldi-Raynaud».
Qu’attendez-vous de l’appel?
Que la diffamation soit confirmée et que les dommages soient durcis (1). J’avais réclamé 10.000 euros de dommages et intérêts. Que deux personnes cumulant autant de mandats que les Ceccaldi-Raynaud accusent un citoyen d’avoir des «penchants pédophiles», ce n’est pas rien. Mais que ce soit clair, si je touche un jour cet argent, ça ne fera que payer mon avocat.
Pourquoi un tel affrontement entre eux et vous?
En dénonçant
sur mon blog tout ce qui débloque à la mairie de Puteaux et dans leur clan, je dérange. De toute façon, quand ils ne s’attaquent pas à moi, ils se déchirent entre eux. Ils fonctionnent comme ça. Sur son blog, Charles Seccaldi-Raynaud passe son temps à accuser sa fille d’être
une incapable et une traître. Il a dit son intention de se présenter aux municipales contre elle.
Et vous-même? Vous pourriez briguer la mairie en 2008?
Jouer un rôle en étant sur une liste PS, assurément. De là à être tête de liste, on verra plus tard.
(1) Joëlle et Charles Ceccaldi-Raynaud avaient été condamnés à verser à Christophe Grébert 2.500 euros d'amende chacun, et à payer solidairement 3.000 euros de dommages et intérêts
Photo AFP : Christophe Grébert, le 3 février 2006 au Palais de Justice de Paris