Discothèques et salles de concert, attention, danger ! La direction régionale des affaires sanitaires et sociales (Drass) vient de rendre un rapport sur les traumatismes sonores aigus (TSA) chez les patients reçus par des ORL franciliens entre 2004 et 2006. Les praticiens étaient appelés à interroger leurs patients pour déterminer la source de leur traumatisme. Verdict : dix-huit salles de concert et discothèques parisiennes ont été signalées, et seize dépassaient le seuil légal de 105 décibels, après enquête de la préfecture de police.
Les causes musicales sont responsables de 53 % des TSA chez les Franciliens. Les téléphones portables, rarement signalés auparavant, sont directement mis en cause, « lorsque l'on reçoit un texto alors que l'on est en train de téléphoner, par exemple », rapporte Albert Godal, ingénieur d'étude sanitaire à la Drass des Yvelines.
Seules des salles parisiennes, de concert ou discothèques, ont été pointées du doigt, et les victimes sont des hommes à 70 %, signe qu'ils ont « un comportement à risque plus fréquent ». Ce document a permis à la préfecture de police de rappeler les établissements incriminés à l'ordre, et de leur imposer des études d'impact des nuisances sonores. A ce jour, six ont été réalisées et une est en cours.
Magali Gruet