Ile-de-France: Comment se loger quand on est étudiant

LOGEMENT Quelques bons plans pour les étudiants qui cherchent (désespérément) un appartement francilien avant la course de la rentrée…

Oihana Gabriel

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Illustration une étudiante en recherche de logement à Sciences Po Paris.

Illustration une étudiante en recherche de logement à Sciences Po Paris. — DURAND FLORENC/SIPA

La joie d’avoir réussi un concours/son bac/son admission en classe prépa/un échange dans une université parisienne, est souvent suivi d’une angoisse durable: comment trouver un logement décent sans se ruiner dans la capitale et ses environs? 20 Minutes donne un petit coup de pouce à ces étudiants en quête du Graal.

Des annonces vérifiées par le Crous. Evidement, le partenaire inévitable des étudiants en recherche de logement se nomme le Crous. Le parc social du CROUS dispose de 5.800 logements dans 60 résidences différentes pour les jeunes qui en ont le plus besoin, les boursiers en priorité. Mais cette offre ne suffit pas à l'afflux de jeune venus se former dans la capitale. Depuis la rentrée dernière, le Crous a mis en place une plateforme, nommée Lokaviz qui met en relation locataires et propriétaires. Mais «ce site recense des appartements décents et à un tarif raisonnable», précise Julien Blanchet, président de la Fage ((Fédération des Associations Générales Etudiantes). Et cela rend un vrai service.»

Un site avec des annonces de qualité. Amaury Roland, un étudiant de 21 ans, a cofondé ton-appart.com, une plateforme d’offres «qualitatives». «On a créé ce site parce qu’en arrivant de Nantes à Paris, on a galéré pour trouver un appartement, explique Amaury. Avec Alexandre, 20 ans, ils décident donc de lancer en 2013 une plateforme où efficacité rimerait avec qualité dans la recherche d’un toit. «Aucun site n’est aussi rapide que PAP ou le bon coin. Mais ils ne vérifient pas leurs annonces, il n’y a pas toujours de photo et c’est souvent des arnaques. Nous recevons environ 40 annonces par jour. Mais nous appelons toujours le propriétaire, un photographe professionnel peut prendre des clichés des lieux gratuitement et ensuite nous publions l’offre.» A condition que le prix reste raisonnable: moins de 45 euros/m2. Autre point fort, la société propose à ses trente écoles partenaires des ateliers. «En tant qu’étudiant, je ne savais pas signer un bail, faire un état des lieux ni une déclaration à la CAF», reprend Amaury Roland. Les deux compères espèrent conquérir un public plus large cet été. A partir du 4 juillet, les 100 clients qui auront trouvé un appartement recevront une bouteille de champagne pour arroser leur nouveau chez-eux.

La colocation intergénérationnelle. Voilà une solution d’avenir, même si certains doivent dépasser quelques clichés sur les jeunes bruyants et les séniors grabataires. Le site ensemble2générations met en relation depuis huit ans des étudiants et des séniors prêts à cohabiter. Une piste pour éviter la maison de retraite pour les uns, le studio insalubre pour les autres, la solitude mortifère pour tous. Et depuis son lancement, la fondation a réussi à loger 1.700 étudiants en Ile-de-France. «Les deux générations s’apportent beaucoup, assure Typhaine de Penfentenyo, fondatrice du site. On essaie d’accorder au mieux les binômes et de chercher un étudiant en histoire pour un sénior passionné d’histoire.» Si de nombreux sites surfent sur cette solution, celui-ci propose trois schémas différents. L’étudiant est logé gratuitement chez le senior à condition qu’il s’engage à être présent pour le dîner excepté un soir et deux week-ends par mois. Deuxième formule: l’étudiant donne un peu de temps pour un cinéma, lecture ou autres promenades et participe aux frais de 50 à 80 euros par mois. Enfin, pour ceux qui sont accaparés par leurs études, ils doivent un complément de 400 euros maximum et rendent quelques menus services (acheter du pain, arroser les plantes, sortie le chat…). Au-delà d’une solution économique, ce sont des relations qui se tissent. «On a sorti une jeune fille de la rue, une autre nous a dit que grâce à cette colocation, elle avait obtenu sa licence, une vieille dame a initié les onze étudiants qui sont passés chez elle à l’opéra…, raconte Typhaine de Penfentenyo. Personnellement, je sais que je vieillirai avec des étudiants chez moi.»

  • L’échange d’appartement. Un nouveau venu dans la sphère déjà bondée des sites d’échanges d’appartements s’adresse aux étudiants. Depuis février 2014, switcharound propose environ 800 offres. «On constate que les étudiants ont besoin d’être mobiles pour un stage, une année Erasmus, un semestre dans une autre faculté», explique Melvyn Mouflin, l’un des trois fondateurs du site. Cette solution permet à l’étudiant de garder sa chambre dans une colocation, tout en trouvant facilement un logement à Rome ou Tokyo. Côté coût, l’étudiant continue à payer son loyer et verse au site 49 euros par mois pour l’échange d’appartement. Mais attention, si un Parisien doit 800 euros de loyer et trouve un logement à 400 euros, une compensation de 400 euros sera versée par le locataire de son appartement parisien. Le site en développement compte une moitié d’annonces à Paris.

D’autres sites pratiques.

Pour trouver une colocation: Au troisième.

Sur facebook: Plan appart à Paris.

Sur le logement intergénérationnel: Parisolidaire.

Pour un accompagnement juridique, des conseils sur les aides… CLLAJ

Trouver une chambre dans une résidence étudiante: Adele.org.

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