Transports en commun: Jean-Paul Huchon s’en prend à la SNCF

POLEMIQUE Le président du Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif) n’est pas satisfait après les récents incidents techniques sur le RER B…

J. C. (avec AFP)

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Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d'Ile-de-France, le 5 novembre 2013.

Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d'Ile-de-France, le 5 novembre 2013. — A. GELEBART / 20 MINUTES

 «Pour la SNCF, même si on l'exprime de façon courtoise et modérée, on est très inquiets.» Entre la SCNF et Jean-Paul Huchon, c’est souvent, «je t’aime, moi non plus». Le président du Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif), a affiché ses craintes ce lundi dans une interview à Mobilettre, lettre spécialisée sur les transports, concernant l'exploitation des lignes de trains dévolues à la SNCF, notamment après des incidents sur le RER B pourtant rénové.

«On a l'impression, alors que des centaines de millions d'euros s'abattent sur le transport public, que l'exploitation quotidienne ne fonctionne pas», s’est-il agacé alors qu’il avait reçu en novembre, avec les autres élus franciliens du conseil d'administration, le président de la SNCF, Guillaume Pepy, et la directrice générale de Transilien, Bénédicte Tilloy.

«La puissance électrique n’a pas été bien calculée»

«A chaque fois qu'un incident de trafic se produit, d'un seul coup semble se détricoter l'acquis initial. On vient ainsi de dégager 500 millions d'euros pour le seul RER B, à la fois pour le matériel et l'infrastructure, et ce sont des centaines de milliers de personnes qui sont affectées par un problème électrique!» a insisté Huchon, trouvant cela «choquant».

Mercredi dernier, le trafic a été interrompu pendant une grande partie de la journée sur la partie nord du RER B exploitée par la SNCF en raison d'une panne de caténaire, obligeant les voyageurs à gagner à pied et sur les voies la gare d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Le président du Stif «reproche» surtout que cela se soit produit sur «des équipements neufs». Le président de RFF (Réseau ferré de France, responsable de l'infrastructure) Jacques Rapoport a expliqué que «la puissance électrique n'a pas été bien calculée», rapporte Huchon, estimant que la responsabilité de RFF devait être «partagée» avec la SNCF dans ce défaut ingénierie.

Autre «exemple type», le chantier de la tangentielle nord qui doit relier Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) à Sartrouville (Yvelines) en passant par le Bourget (Seine-Saint-Denis) et Epinay-sur-Seine (Val-d'Oise). Ce projet a été voté en 2000 et les travaux ont été engagés en 2011. «Ce n'est pas brillantissime...» a commenté Huchon. On s'est aperçu en fait que SNCF et RFF n'avaient pas engagé le nombre et la qualité nécessaires en ingénierie. La réforme ferroviaire entre SNCF et RFF va certainement simplifier les choses.»

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