Le salon Bien Vieillir ouvre demain à Paris Expo à la Porte de Versailles. Au-delà des thèmes – loisirs, santé, famille – qui y seront abordés, la question de l'accueil du troisième âge à Paris reste cruciale. « Les personnes âgées parisiennes émettent souvent le souhait de rester chez elles », explique Marie-Laure Martin, directrice du centre Mémoire Plus (15e) et ce, malgré le logement exigu, la solitude et les dangers liés à la grande ville. En effet, 94 % des 105 000 Parisiens de plus de 80 ans vivent à domicile, contre 87 % dans les cinq plus grandes villes de France. « Mais en réalité, elles n'ont pas toujours le choix, précise-t-elle, en raison du manque de places en maison de retraite médicalisée et à l'hôpital (voir ci-contre). »
Forte de ce constat, la Mairie de Paris multiplie la création de centres d'accueil de jour. Ces structures alternatives permettent aux personnes âgées, notamment atteintes d'Alzheimer, d'être encadrées et stimulées en journée, tout en retrouvant leurs pénates le soir venu. « Cela permet aussi aux aidants de souffler », ajoute Marie-Laure Martin. Fin novembre, un nouveau centre va ouvrir rue des Francs-Bourgeois (4e). Et le schéma « Paris et ses aînés » prévoit de créer 300 places d'ici à 2011, en plus des 120 places créées depuis 2001. Reste que le nombre de personnes de plus de 80 ans devrait augmenter de 14 % à l'horizon 2010. Le défi pour les accompagner reste immense.
L. de C.