On craignait l'affluence finalement le vote s'est bien déroulée
Pour accueillir les électeurs, rien n’a été laissé au hasard. Dans le petit local de la section socialiste du 3e arrondissement de Paris, le vote a été préparé. Et bien. Les adhérents arrivent les uns après les autres, consciencieusement munis de leurs cartes d’identités. On échange quelques mots, quelques pronostics. Et au suivant. A observer cette atmosphère paisible et détendue, on a du mal à se rendre compte des efforts d’organisation déployés pour l’occasion.
«Nous comptons 400 nouveaux adhérents sur 600, beaucoup sont difficilement joignables, les charges d’organisations ont été énormes», avance Gauthier Caron-Thibault, un militant. Mais tout a été pensé, de la fiche dans l’entrée qui explique comment procéder pour voter, à la militante dont le rôle est de «faire circuler». Elle n’aura pas eu beaucoup de travail, malgré le nombre élevé de votants pour seulement deux isoloirs, les files d’attentes ont été très réduites. «On craignait un rush, il n’y en a pas eu, les gens ont eu peur des foules et ont commencé à venir voter dès 16h», estime le Maire de l’arrondissement, Pierre Aidenbaum.
Résultat, la petite salle de 20m2 ne désemplit pas, mais «le trafic est fluide». Les adhérents, anciens et nouveaux, semblent ravis. «C’est très bien, comme d’habitude» lance, Jean-Yves, 59 ans. «On ne pouvait pas ignorer le
règles du vote, ni oublier sa carte d’identité», affirme une autre en référence à «l’avalanche de mails d’informations» envoyés par la section pour garantir le bon déroulement de l’évènement. Un beau pied de nez à ceux qui prédisaient des files interminables et autres imbroglios administratifs. Marie-Colombe Afota