Hélène, Amaury et Melvin sont rémunérés au même taux que les pompiers volontaires.
Hélène, Amaury et Melvin sont rémunérés au même taux que les pompiers volontaires. - A. SELVI / ANP / 20 MINUTES

Aurélie Selvi

Ils s'appellent Amaury, Melvin et Hélène, ont entre 18 et 21 ans, et un job d'été pas vraiment comme les autres. Jusqu'au 31 août, ces étudiants font partie des 90 sapeurs-pompiers chargés de sécuriser les eaux de la promenade des Anglais et ses quelque 20 000 baigneurs journaliers. Comme une vingtaine d'autres recrues, ils font partie des « équipiers saisonniers ». Un baptême du feu pour Hélène, en 1re année d'ostéopathie, qui a fait le déplacement… de Lyon pour se jeter à l'eau. « Je fais de la natation depuis huit ans et des sauveteurs m'ont dit que, sur la Côte, le cadre et l'ambiance de travail valaient le coup, que la structure était bien organisée », explique la jeune fille, qui a postulé par mail en janvier dernier.

Un stage avec les pros
Mais avant d'enfiler le tee-shirt « sapeurs-pompiers » et de rejoindre le poste de secours de Carras, l'étudiante a dû passer l'étape du stage avec les pros à la Tour rouge… et décrocher son diplôme de Surveillance de baignade et activités nautiques (Sban). L'occasion d'acquérir des techniques appropriées au littoral niçois, « comme sortir une personne de l'eau sur une plage avec galets, une manœuvre plus compliquée que sur du sable », précise Hélène, en ajoutant : « Ce job, ce sera aussi un plus sur mon CV ». Une expérience estivale sur laquelle Melvin, 18 ans à peine, compte lui aussi capitaliser : « Ce milieu m'intéresse depuis tout petit, et après mes études à la fac de sports, j'aimerais devenir pompier professionnel. Ces deux mois vont me mettre le pied à l'étrier. » « Un job d'été, en mieux ! », résume Amaury, qui s'est essayé par le passé à la mise en rayon… mais préfère se sentir « utile et au contact des gens ». « D'autant que, malgré notre statut d'équipier, nous intervenons sur tous types de sauvetages, avec les mêmes responsabilités que les pros », glisse-t-il, pas peu fier. Il y a quelques jours à Carras, c'est d'ailleurs Elise, une jeune équipière, qui a sauvé un senior en arrêt cardio-ventilatoire de la noyade.