La CGT occupe le lieu depuis le 18 juin.
La CGT occupe le lieu depuis le 18 juin.

Aurélie Selvi

Nouvel épisode dans le feuilleton de l'Aigle d'Or. L'ordonnance de référé rendue ce mardi par le tribunal de grande instance de Nice ordonne à la ville de respecter ses engagements en « poursuiv[ant] les travaux de mise en conformité » de ces locaux, fief de la CGT depuis 1945.

« Satisfaction »
En 2009, le syndicat avait plié bagage pour permettre à la municipalité de réhabiliter le lieu de la place Saint François, devenu vétuste. Un protocole d'accord avait alors été signé entre la ville et le conseil d'administration de la Bourse du travail [composé de syndicalistes], prévoyant une rénovation puis une réintégration des locaux par ses occupants. Mais il y a deux mois, le maire de Nice avait fait volte-face, annonçant qu'il voulait faire du lieu un musée du patrimoine de Nice. « Cette décision de justice est une satisfaction, un succès », s'est réjoui ce mardi Didier Turrini, secrétaire départemental de la CGT, qui, en guise de protestation, occupait depuis le 18 juin dernier l'Aigle d'Or avec une trentaine de syndicalistes. Une occupation que le syndicat s'engage à lever, comme l'ordonne le TGI (lire encadré). Quant à la réintégration du conseil d'administration de la Bourse du travail dans les locaux, mentionnée par la présidente du TGI dans l'ordonnance, « elle n'est pas à l'ordre du jour et devra être discutée à la fin des travaux », indique l'un des conseils de la ville de Nice. « Elle est incontestable », juge quant à lui Me Ciccolini, avocat de la CGT. Affaire à suivre, donc.

La CGT sur le départ

Suite à l'ordonnance du TGI, la CGT indique qu'elle quittera l'Aigle d'Or dès ce jeudi, « afin de permettre la reprise des travaux ». Un chantier qui devra commencer d'ici un mois maximum « sous astreinte de 500€ par jour de retard » pour la ville de Nice, indique le TGI.