Feu vert pour le Palais club

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Publié le 2 juillet 2012.

Justice Le tribunal de commerce vient de donner tort au palais des festivals

Que les clubbers se rassurent. Le Palais club, discothèque éphémère et estivale du palais des festivals cannois va bien ouvrir ses portes ce jeudi. La Société d'économie mixte des événement cannois (Semec, qui gère le centre de congrès) avait pourtant souhaité le contraire. Dans son viseur : Jean-François Raina, écarté à l'issue de l'appel à candidatures lancé l'année dernière. Econduit, ce dernier a depuis racheté les parts d'un autre candidat, Laurent de Gourcuff qui, lui, avait été retenu et « qui avait donné toutes satisfactions au cours de l'été dernier », précise la Semec.

Combat juridique
« Permettre dans ces circonstances au perdant d'être finalement titulaire du contrat semble à nos avocats et aux autorités interrogées très dangereux, voire impossible », réagit David Lisnard, le président du palais des festivals, qui a interjeté appel de la décision rendue vendredi par le tribunal de commerce de Cannes. Car cette juridiction en effet vient de condamner la Semec à louer, bon gré mal gré, ses espaces à Jean-François Raina, sous astreinte de 150 000 € par jour de retard. « Etre condamné à encaisser un loyer, il y a pire, relativise David Lisnard. La Semec cherche juste à évoluer dans un cadre juridique solide et stable. » En attendant le jugement en appel, les clés de la rotonde Lérins ont été remises à Jean-François Raina. « Le climat était à l'apaisement, assure ce dernier. Priver Cannes de la création de 200 emplois saisonniers et de toutes les retombées ne serait pas une bonne idée. »

Thibaud Roques
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