L'accessibilité des cinés pas encore à l'affiche

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Publié le 28 juin 2012.

Handicap L' Association des paralysés de France organisait ce mercredi un « testing » en Paca

Cinéma Pathé Masséna de Nice, ce mercredi. Il est 13 h. Isabelle et Jérémy ont décidé de se faire une toile. « Je voulais voir le film avec Sophie Marceau [Un bonheur n'arrive jamais seul, sorti ce mercredi], mais ce ne sera pas pour cette fois », peste l'Azuréenne. Avec son fils de 20 ans, contraint de se déplacer en fauteuil roulant, elle participe à l'opération « Pas de jambes, pas de cinéma », menée tout au long de la journée dans la région Paca par l'Association des paralysés de France (APF).
Un grand « testing » destiné à mesurer l'accessibilité des salles. « Nous en testons 65, dans 19 complexes des Alpes-Maritimes », annonce Denis Taccini, directeur de l'APF dans le département. Pente du trottoir, ouverture des portes, hauteur des caisses... les « testeurs » remplissent chacun un questionnaire.

« C'est un chantier

qui va coûter très cher »
De leur côté, Isabelle et Jérémy devront finalement opter pour L'Age de glace 4, diffusé à cet horaire dans une salle aménagée au Pathé Masséna. « Ce sont les cinémas indépendants et anciens, comme le Variété et le Rialto, qui posent le plus de problèmes, restant totalement inaccessibles », pointe du doigt Denis Taccini. « Nous venons de réaliser un diagnostic pour faire des travaux », annonce le directeur de ces deux établissements, Thierry Duchêne, qui « dénonce la méthode » de ce « testing ». « C'est un chantier qui va coûter très cher, et on ne sait pas encore comment financer ça !  », déplore-t-il. Il n'aura pourtant pas le choix, puisqu'à partir du 1er janvier 2015, « tous les établissements accueillant du public devront être accessibles aux personnes à mobilité réduite », souligne un « testeur » de l'APF.
« Nos salles n'ont jamais refusé qui que ce soit, et nous avons même un groupe d'habitués en fauteuil roulant, que nous aidons à chaque fois », tient à souligner Thierry Duchêne. « Dans le département, la situation reste globalement catastrophique, tranche Denis Taccini. A Cannes, capitale du cinéma, seulement trois salles sur dix-sept sont accessibles. »

J.-C. Magnenet
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