Les particules fines sont notamment générées par les transports.
Les particules fines sont notamment générées par les transports.

Aurélie Selvi

Elles seront désormais scrutées de très près. Depuis quelques jours, Air Paca, organisme de contrôle de la qualité de l'air, a abaissé son seuil de vigilance concernant les particules fines. « Le seuil de déclenchement de l'information aux personnes sensibles passe ainsi de 80 mg/m3 à 50mg/m3, note Florence Péron, ingénieur d'études. Un niveau plusieurs fois dépassé depuis le début de l'année dans les Alpes-Maritimes », note la spécialiste d'Air Paca. Ainsi, sur les trois premiers mois de 2012, la station de mesure de qualité de l'air de Contes, par exemple, totalise 44 jours de dépassement des valeurs-limites, quand la réglementation en prévoit 35... par an.

Haro sur le brûlage de végétaux
Des polluants générés « par les transports, mais aussi par le fameux brûlage de déchets verts, totalement interdit, car cancérigène », précise Florence Péron, qui pointe un vrai risque sanitaire. « Plus elles sont fines, plus ces particules pénètrent en profondeur dans l'appareil respiratoire », met en garde la spécialiste. D'ici au mois de novembre, un « plan particules », élaboré par la préfecture des Alpes-Maritimes et Air Paca, proposera des actions ciblées pour faire diminuer ces polluants dans le département.

S'informer

Les indices quotidiens de qualité de l'air et les gestes à adopter en cas de pics de particules sont consultables gratuitement sur le site Web www. airpaca.org